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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

qui a été acquise par la graine sur les chauffoirs, on est forcé davouerquil se passe un fait à peu près inexplicable.

Nous inclinons fort vers cette idée que lon a beaucoup exagéré lapression dans les appareils jusqualors existants, croyant quelle étaitnécessaire pour exprimer toute lhuile renfermée par la graine de colzaen deux triturations seulement, le froissage et le rebat.

Mais on sait que dans toutes les opérations analogues, pressage du raisin,des fruits, etc., et aussi du frappage des métaux, il arrive un certaindegré de compression il est indispensable de repréparer les substancespour obtenir de nouveaux effets à laide de la pression.

Nous avons du reste une preuve de ce fait à légard de la graine decolza à la suite dun deuxième rebat auquel a été soumis du tourteauprovenant de la première expérience citée.

On a pris un certain poids de ce tourteau qui avait déjà donné 35 k 846dhuile p. 0/0 de graine, puis layant soumis aux meules et aux chauffoirs,comme au premier rebat, on la livré aux presses de 200,000 kilogrammes.

On a exprimé par cette opération une certaine quantité dhuile, dunemédiocre qualité du reste, qui, rapportée comme toujours au poids pri-mitif de la graine employée, sest trouvée être égale à 4 k 91 p. 0/0.

Si lon avait soumis au même travail des tourteaux préparés, avec lesmêmes presses, et desquels on avait retiré 36 k 980 p. 0/0, la différenceentre les deux rendements étant

36 k 980 - 35,846 = l k 134,

le produit dun deuxième rebat de ces tourteaux aurait encore été néces-sairement

4,91 1,-134 = 3 k 776.

On pourrait donc, en résumé, extraire encore près de 4 p. 0/0 dhuiledes tourteaux provenant dune extraction au moyen des presses allant à200,000 kilogrammes.

Tout ceci peut servir à démontrer quon peut par un deuxième, et peut-être par un troisième rebat, extraire une certaine quantité dhuile duntourteau déjà convenablement pressé.

Mais en remarquant que les frais d'extraction sont exactement lesmêmes que la première fois, nous sommes conduits à penser quil ny apas davantage à entreprendre un tel travail.

État financier approximatif. Il serait évidemment difficile déta-blir dune manière précise quelle peut être limportance financière dunefabrication de ce genre, en raison de la variabilité des cours dachat etde vente, et même du prix de la main-dœuvre qui peut changer suivantles diverses localités, comme aussi dans la manière de conduire le travail.

Nous sommes en mesure néanmoins den donner une idée générale,en nous basant sur des chiffres relevés sur le compte de fabrication dune