FOUR A CUIRE LE PAIN.
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D’un côté, sur le prix de 12 f - 46 du bouleau, il y a lieu de déduire pourla braise :
40 k 5
100
X 6 = 2 f -43
ce qui réduit la dépense à 10 f - 03 pour la cuisson des 2415 kilog. de pâte,soit 4 f -15 les 1000 kilog.
Et d’un autre côté, sur le prix de 12 f 40 du hêtre, déduisant pour labraise :
*
51 k 3
100
X 6 = 3 f - 078,
la dépense réelle est de = 9 f -322 pour la cuisson des 2538 kilog. de pain,soit 3 f -67 les 1000 kilog.
Il y a donc avantage à employer du hêtre, non-seulement lorsque sonprix de revient est égal ou à peu près à celui du bouleau, mais encorelors même qu’il lui serait supérieur de près de 1 fr. par mètre cube.
En résumé, nous croyons que le four perfectionné de M. Lespinasse,que nous avons décrit, présente de grands avantages pratiques, qu’il estd’une grande simplicité d’exécution, et qu’il est appelé à rendre des ser-vices à la boulangerie en général, par l’économie qu’il permet de réaliserdans la consommation du combustible.
PAIN DE MUNITION. — PAIN DE COMMERCE.
On sait qu’à la Manutention militaire de Paris , la mouture produitepar les moulins à vapeur montés à l’anglaise est blutée à raison de20 p. 0/0. On estime en général que le quintal de blé doit fournir 78 kilo-grammes de farine, déduction faite de 2 p. 0/0 environ pour les déchetsaux nettoyages et au blutage (1).
Pour la confection du pain de munition, qui est en pâte ferme, oncompte 100 kilogrammes de farine et 61 à 62 litres d’eau de Seine pour190 rations.
La farine est généralement produite trois mois avant d’être employée.Or, comme avant la mise au four, chaque pain pèse l k 700, et qu’après
0) Les moulins adjacents à la manutention, composés en origine de 7 paires de meules, encomprennent aujourd’hui 15 à 16 paires, et doivent moudre 72,000 quintaux métriques de grainspar année pour satisfaire à l’alimentation de toute la garnison de Paris et des environs. On saitque la mouture est faite à l’entreprise, el se paie à raison de 90 centimes le quintal. La compa-gnie s’est chargée de tous les frais d’installation du matériel et des moteurs ; la concession quilui a été faite par l’État est de vingt-cinq ans; à l’expiration, tout le matériel appartient augouvernement.