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Tome dixième.
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CHAUDIÈRE TUBULAIRE.

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On a proposé un assez grand nombre dappareils à rentrée dair qui onteu peu de succès : nous renvoyons aux ouvrages de MM. Péclet, W. Wil-liams, pour les détails de ces essais. Nous nous contenterons de dire iciquils nont en général que peu réussi, et quon doit attribuer leur insuccèsà trois causes importantes :

1° Dans la presque totalité de ces appareils, les rentrées dair sont pla-cées loin du foyer à lorigine des carneaux : il en résultait que les gaz,ayant déjà perdu une notable partie de leur chaleur, ne pouvaient plussenflammer, ou au moins ne brûlaient quincomplétement ;

2° Tout le monde sait quil y a une grande difficulté à obtenir un mé-lange intime des gaz combustibles avec lair. On a imaginé à cet effet unassez grand nombre dappareils qui ont souvent donné de bons résultats,mais que leur prix et leur complication nont pas permis dappliquer auxfoyers des chaudières; on sait que, pour obtenir la combustion à peu prèscomplète du combustible, il faut dans les foyers ordinaires introduire aumoins le double de la quantité dair qui serait théoriquement nécessaire.Les veines de gaz combustible et dair «voyagent volontiers parallèlementsans se mélanger dune manière assez intime pour que la combustionsopère, et le tirage dune cheminée est surtout propre à produire cetinconvénient. Il sensuit que, presque toujours, lair introduit par lesmoyens dont nous venons de parler était en quantité insuffisante et navaitpas deffet sur la fumée, ou bien ne la brûlait quà la faveur dun grandexcès, et produisait un effet nuisible au point de vue de léconomie. Unefaute grave, commune à presque tous ces appareils, accroissait cet incon-vénient : cest la distance beaucoup trop faible laissée entre la surface ducombustible et la chaudière ; le contact de ce corps relativement froid,tendant en effet à éteindre les gaz et à leur enlever la chaleur qui leur estindispensable pour quils puissent se rallumer au contact de lair;

3° Enfin, on na que fort rarement employé des moyens de réglementa-tion pour se rendre maître du volume dair introduit, qui arrivait généra-lement à la fumée par des carneaux en briques, ou des tuyaux métalliqueslaissant passage à une quantité dair tout à fait indépendante de la con-duite du foyer, dans lequel on ne cherchait pas non plus à rendre aussiuniforme que possible la production de cette fumée que lon voulait brûler.

Le simple examen des dispositions de la chaudière de MM. Molinos etPronnier, comparé à ce qui précède, doit suffire à faire comprendre pour-quoi, loin détre découragés par les tentatives qui les ont précédés, ils ontcru, au contraire, pouvoir remédier aux inconvénients que nous venonsde signaler, et résoudre, dans les conditions industrielles et économiquesles plus favorables, le problème de la combustion de la fumée.

Ces ingénieurs brûlent dabord le combustible sur une couche épaisse,de façon à atténuer autant que possible linfluence des charges ; ils pro-duisent ainsi de loxyde de carbone, dont ils opèrent la combustion aumoyen dune injection dair latérale placée sur les côtés de la grille. Cet