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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Ainsi, le massif en maçonnerie A de ce beffroi, formant une sorte detour cylindrique, n’a qu’un diamètre moyen de 4 m 40, mesuré au centredes meules, ce qui correspond à une circonférence de
4 m 40 X 3,1416 = 13 m 82.
Or, les meules B, B', ayant l m 30 de diamètre, occupent nécessairement,à leur centre, une circonférence de
l m 30 x 10 = 13 mètres,
ce qui ne laisse que 0 m 82 d’espace total, soit 82 millimètres seulementd’écartement entre chacune d’elles.
Les archures en bois C qui les enveloppent devant laisser entre elles etla paroi extérieure de ces meules, un vide de 8 à 10 centimètres de lar-geur, on voit qu’il a fallu les diminuer sur les côtés où elles se touchent.
Ces archures reposent sur une plate-forme de fonte D, qui est elle-même assise sur la base supérieure du massif, et qui, à chacune des par-ties correspondantes au-dessous du centre des meules, porte une sailliecylindrique creuse E, formant poêlette au pivot de l’axe de ces dernières,comme le montre le détail en coupe verticale, fig. 4.
Chaque poêlette est à peu près disposée comme celle des moulins ordi-naires commandés par le bas; elle renferme, en effet, un gobelet defonte a, que l’on centre à l’aide de vis latérales, et qui est alésé intérieu-rement pour recevoir une crapaudine de bronze b, laquelle contient dansle fond un grain d’acier trempé pour recevoir le bout du pivot ou de lapointe aciérée c.
Celle-ci est ajustée à l’extrémité d’un bout d’axe de fer d , qui forme leprolongement du fer de meules proprement dit F, et qui traverse, à ceteffet, le boitard de fonte G, logé au centre de la meule gisante.
Ce boitard n’est pas exécuté comme ceux des machines que nous avonspubliées. Il se compose simplement d’un cylindre de fonte encastré dansl’œillard de la meule, et scellé de manière à ne faire qu’un seul corps avecelle, en fermant cette ouverture très-exactement. Au-dessus de ce cy-lindre, dans la partie saillante qui est fondue avec lui, sont rapportés descoussinets de cuivre e, que l’on serre au degré convenable par des vis depression.
Le bout d’axe d se termine par un manchon de fonte /, fendu dans sapartie supérieure pour recevoir la traverse ou la nille proprement dite H,dont on voit le détail en élévation et en plan fig. 5. Cette nille sert à réunirle bout d’axe d avec le fer de meule F, au moyen du manchon supérieur/',rapporté à la base de celui-ci et en même temps avec la meule courante,dans l’œillard de laquelle elle est scellée par ses deux extrémités.
Renflée à son milieu, elle y reçoit le second pivot aciéré c', qui est ajustéau bout du fer de meules. Il est évident que ce second pivot tournant enmême temps que la nille et l’axe, n’occasionne pas de frottement, il ne