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Tome dixième.
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MACHINES L0C0M0B1LES.

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Or, lorsque le blé coûte 50 francs les 100 kilogrammes, comme celuique lon a généralement payé depuis quelques années, il faut déjà compterpour lachat seulement, sur une dépense de :

14,850 x 50 = 742,500 francs.

On doit juger par ce simple aperçu quel capital de roulement considé-rable il faut posséder, pour entretenir un moulin de cette importance,qui na pas coûté, en origine, moins de 1,000,000 de francs à établir, etqui, pour salimenter, dune manière constante, peut moudre une aussigrande quantité de grains.

Aussi, avant M. Darblay, plusieurs meuniers, dailleurs fort habiles etfort honorables, nont pu, faute de capitaux suffisants, continuer à le fairemarcher. Cela se conçoit dautant mieux que, pour la boulangerie deParis , on est obligé daccorder un certain crédit, qui nest pas moins dequinze jours, et qui sélève souvent à un mois. Or, comme il faut avoir,dun côté, des approvisionnements de blé pourprés dun mois à lavance,et, dun autre côté, des réserves de farine pour à peu près le mêmetemps, on est conduit à un capital énorme. Il est vrai de dire que le blénest pas toujours, heureusement, à un prix aussi élevé; mais lorsquilrevient, année commune, moyennement à 25 ou 26 francs lhectolitre,soit 32 à 33 francs les 100 kilogrammes, le chiffre deroulement est en-core très-considérable.

Il en est, du reste, de la meunerie comme de tous les établissementsindustriels, montés sur une certaine échelle, il faut réunir à la fois,comme M. Darblay, lintelligence, une bonne direction, et les capitauxnécessaires pour prospérer.

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MACHINES LOCOMOBILES POUR LAGRICULTURE.

LExposition universelle de 1855, comme lExposition agricole de 1856,ont prouvé que lon soccupe, avec une louable activité, de la constructiondes machines Iocomobiles, aussi bien en France quen Angleterre, et dansquelques autres parties du continent.

On a, en effet, reconnu les services importants que ces sortes dappa-reils sont susceptibles de rendre, particulièrement dans les travaux agri-coles, pour mettre en mouvement une foule dinstruments divers, telsque machines à battre le blé, hache-pailles, concasseurs, coupe-racines,pressoirs, et môme, dans certains cas, des moissonneuses, des charrues,des machines à drainer, etc.

MM. Calla et Flaud, à Paris , M. Duvoir, à Liancourt , MM. Lotz etRenaud, à Nantes , et quelques autres constructeurs, construisent aujour-dhui ce genre de moteurs avec un grand succès, sur des forces variablesdepuis 1 et 2 chevaux jusquà 5 à 6 chevaux et plus.