APPRET DES DRAPS
TONDEUSE LONGITUDINALE A TABLE RIGIDE
Pour bien faire comprendre toute l’importance d’une bonne machine àtondre et les conditions qu’elle doit remplir, soit comme constructiongénérale,, soit pour la précision dans les mouvements et la facilité deréglage des agents principaux, nous croyons utile de rappeler les diffi-cultés que présente l’opération du tondage.
« On sait que, dans les machines employées jusqu’ici et connues sous lenom de tondeuses Collier (1), on soumet la surface du drap à l’action delames d’acier aussi tranchantes que possible, disposées en courbes hélirçoïdes autour d’un cylindre métallique tournant à grande vitesse. Parcette disposition, si les lames ne sont pas assez rapprochées du tissu, ellesne le rasent pas du tout ou pas assez ; si elles le sont trop, les fdamentssont trop complètement enlevés, et le drap peut être coupé. Dans le pre-mier cas, on ne tond qu’inégalement, et l’opération a besoin d’être répétéeun grand nombre de fois ; dans le second, l’étoffe laisse voir les entrelace-ments des fds, et offre un aspect usé et même coupé par places. Commeces coupures ne peuvent être réparées qu’en partie par des rentraitures,l’étoffe perd toujours de sa valeur.
« Malgré l’observation d’une distance convenable entre les lames et lapièce, celle-ci est encore exposée à quelques accidents, si elle ne se pré-sente pas constamment à l’action des lames avec la plus grande régularité.
(1) Dans le ve volume de ce Recueil nous avons décrit une machine longitudinale à tondre lestissus de laine, d’une disposition particulière, mais reposant toujours cependant sur le principedes tondeuses Collier .
On peut consulter, sur ce sujet, le traité de M. Alcan, intitulé Essai sur l'industrie des matièrestextiles.