MACHINES A VAPEÜR ACCOUPLÉES.
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replacer de même, à l’aide d’un simple boulon au centre arrêté par unebarrette à l’intérieur. Ces deux ouvertures permettent de visiter l’intérieurde la boîte, et de régler la position des glissières de détente par rapportà la came, opération qui présentait sans cela quelques difficultés, attenduque pour mettre la came en place, il faut que le couvercle soit à lasienne, puisque ces deux pièces se tiennent ensemble.
On remarque encore deux petites vis s, à l’aide desquelles il devienttrès-facile de régler le jeu des goujons que portent les glissières, et qui,primitivement, butaient contre les parois de la boîte à la fin de la coursedu tiroir, pour les ramener au point de départ pour l’introduction de lavapeur.
Les goujons viennent donc ici porter contre les vis s, dont on peut parconséquent modifier la saillie en les tournant d’une certaine quantité, etrégler la marche des glissières très-exactement.
Cet avantage est surtout démontré lorsque, au bout d’un certain tempsde marche, les pièces du mécanisme ont pris du jeu qu’il s’agit de rat-traper, tant faible soit-il, sous peine d’avoir en retard pour l’admissionde la vapeur ce que l’on avait en avance ou réciproquement.
Quant au mouvement du tiroir, il a lieu au moyen du châssis R, com-mandé à sa partie inférieure par la tige R', qui se rattache à la branche Q',appartenant au même axe S que celle Q, et que fait mouvoir la bielle PC
Piston a extension variable. — Les fig. 9 à 12 représentent endétail un système de piston imaginé par M. Farcot, et qu’il a appliqué àla machine dont il vient d’être question.
Le principe de sa construction repose sur l’idée de régler l’extensiondes segments à volonté, sans faire usage de ressorts à l’intérieur, qui ontpar leur nature même l’inconvénient d’exercer constamment une pressiontrop forte au commencement, et insuffisante par la suite, à mesure qu’ilss’étendent par l’effet de l’usure des segments.
Dans celui-ci, les segments se trouvent simplement rapprochés de laparoi du cylindre par l’effet d’un mécanisme qui n’exerce pas de pres-sion, mais qui permet d’augmenter le diamètre progressivement, suivantle degré d’usure.
Le corps principal du piston est un plateau de fonte A, portant unmoyeu pour l’ajustement de la tige B, et une jante concentrique a qui setrouve bien reliée au moyeu par huit nervures b. Cette jante est à unedistance suffisante de la circonférence du plateau pour laisser la place dela garniture extensible G, et d’une couronne mobile D, qui agit précisé-ment sur cette garniture pour en augmenter le diamètre.
Pour produire cet effet, la couronne D peut tourner autour de lajante a, qu’elle emboîte très-exactement par sa circonférence intérieure;des petites portées c ont été ménagées après la couronne D, afin de dimi-nuer les surfaces en contact. L’extérieur de la même pièce est taillé sui-vant huit courbes excentrées contre lesquelles s’appuient un nombre