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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

courant deau ou de lair froid. Tel était le modèle quils avaient envoyésà lExposition de 1855.

Si les laminoirs vont lentement, leau peut circuler dans le vide descylindres, en entrant par une extrémité et en sortant par lautre. Onétablit la circulation de leau dans les cylindres placés à la suite les unsdes autres, en introduisant un tube, dune part, dans le trèfle creux dutourillon, et de lautre, dans lallonge creuse qui suit.

Les tubes arrosant sont assez petits pour que les cylindres et leursallonges ne les touchent pas dans leur mouvement de rotation. Si le trainest trop long pour quon ne puisse compter sur linflexibilité des tubes,on les supporte à leur passage dans les tourillons. À cet effet, le creux deceux-ci reçoit une rondelle à travers laquelle passe le tube ; le trou ducoussinet est alésé, et lextérieur du tube tourné de façon à diminuer lesfrottements.

Les auteurs exécutent ces cylindres creux à laide de coquilles inté-rieures et extérieures en métal, comprenant non-seulement toute la lon-gueur de la table, mais encore celle des tourillons et du trèfle, et ilsménagent de plus une forte masselotte. Le tout est placé verticalement.La coquille intérieure est remplie de sable sec bien tassé; de môme linter-valle entre le châssis et la coquille extérieure est aussi rempli de sable.On létuve comme dhabitude, et on y place la coquille intérieure commeun noyau ordinaire qui a été séché.

Quoique creux et présentant moins dépaisseur de fonte, ces cylindressont plus résistants que les cylindres pleins; aussi ce système est-il appli-cable avec avantage aux allonges des laminoirs et à tous les arbres detransmission de mouvement.

Dans une addition à leur brevet du 13 avril 1847, MM. Thomas et Lau-rent observent que sans recourir à aucun appareil spécial, on peut sebornera remplir deau, en partie ou en totalité, la capacité du cylindrecreux. Ce remplissage se fait, les cylindres étant en place, soit en intro-duisant leau par un bout du cylindre, après avoir reculé le manchon,soit par un trou ménagé à cet effet, en un point de la circonférence dutrèfle ou du tourillon en dehors de la cage.

La faculté de tenir pleins deau des cylindres creux permet dutiliser,dans certains laminages, lincompressibilité du liquide. Ainsi, en remplis-sant complètement deau un cylindre creux, dont les extrémités seraientfermées par des bouchons à vis, on formerait un laminoir rigide dans1 intérieur duquel leau aurait une certaine tension par leffet dun petitpiston chargé par un ressort, ou par leffet de la chaleur. Leau ayant unechaleur spécifique moindre que la fonte ou lacier, il est évident que leslaminoirs seraient, de cette sorte, moins sujets à séchauffer.