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Tome dixième.
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FIIBLICATÏON IXMÎSTKÏET.I.E.

3.1,

comme aussi de remplacer la force des hommes par la vapeur ou par laircomprimé.

Cest surtout dans ces dernières années que lon sest beaucoup occupéde la question des freins, plusieurs sont actuellement en expérience surdifférentes lignes. Nous citerons en particulier :

Lappareil automoteur de M. Guérin, exécuté dans les ateliers du che-min de fer dOrléans, sous la direction même de linventeur. Dans cesystème, lagent-moteur pour mouvoir les freins résulte de la compressiondes tampons, de laction et de la réaction des rèssorls, de la force centri-fuge et de leffet de contre-poids, lorsquon arrête ou lorsquon diminuela vitesse de la locomotive, en serrant les freins du tender ou du wagonplacé en tête du convoi. Les bons résultats obtenus pendant plusieursmois consécutifs sur la ligne de Corbeil, ont fixé lattention de plusieursCompagnies qui doivent en répandre les applications.

Un ingénieur de Gratz , en Autriche , M. Riener, avait aussi exposéen 1855 un frein automatique, qui a été décrit dans le tome vi desAnnales des mines (5 S série).

M. Tourasse, à qui lon doit des perfectionnements utiles dans la con-struction des locomotives et des wagons, a présenté un système quilnomme frein excentrique instantané, non pas, toutefois, disons-le toutde suite, quil ait eu la prétention darrêter subitement les convois, maisseulement de faire agir les freins avec plus de facilité, plus dénergie etde célérité quon ne le fait habituellement.

Des freins, dits de connexion , devant agir sur tout un convoi, avaientété envoyés à lExposition dernière par des Américains, MM. Lassie etNewall; la disposition compliquée du mécanisme vient dêtre modifiée auchemin de fer du Nord ; on espère en obtenir un bon résultat, mais à lacondition dy ajouter le système à contre-poids de M. Bricogne.

M. Rives aîné, qui est lauteur de plusieurs inventions fort remarqua-bles, a, depuis longtemps déjà, imaginé un appareil de ce genre, maisdans des conditions bien préférables, qui daprès les expériences faitesrécemment sur une ligne du Midi, réunissent les avantages suivants :

1° De pouvoir être mis en action en moins dun dixième de seconde;

2° De produire lenrayage de tout le train, par la main du conducteurou du chauffeur, en agissant seulement sur le tender;

3° De permettre au garde-frein, placé à la queue du convoi, denrayertous les wagons par le dernier;

4° De fonctionner seul dans le déraillement, parce quil suffit quunwagon quelconque sorte de la voie, pour que tout le train soit enrayé;

5° Dêtre dune construction assez simple pour pouvoir être établi àbas prix.

Au chemin de fer de Lyon , on fait aussi lessai, en ce moment, du freinde sûreté de M. Cochot ainé, qui sest acquis une si belle réputation,dabord par la construction des scieries à placage, et ensuite par les