PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Avec cctfc addition, on arrive jusqu’à donner au wagon un poids de12,000 kilogrammes. Pour que ce plancher soit moins froid en hiver, lapartie qui reçoit des voyageurs est recouverte de planches minces.
La caisse est divisée en plusieurs compartiments : l’un, celui de gauche Y,renferme deux banquettes; il peut loger dix personnes, qui sont ordinai-rement des douaniers ou des marchands de bestiaux. Le compartimentprincipal Z renferme le mécanisme à contre-poids du frein, et peut enoutre recevoir une certaine quantité de colis jusqu’à 900 kilogrammes.Enfin, dans le compartiment latéral t, surmonté d’une partie surélevée u,se loge le garde-frein, et dans les petits compartiments inférieurs v, onrenfer me des animaux.
CALCUL RELATIF AU SYSTÈME DE FREIN A CONTRE-POIDSAPPLIQUÉ SUR LES WAGONS DE LA LIGNE DU NORD.
On avupar ce qui précède que les freins proprement dits se composent:
De quatre sabots de bois G, agissant chacun sur une roue à rebord R,de façon à tendre à écarter les essieux; pour s’opposer à cet écartement,les boîtes à graisse d’un môme côté sont entretoisées par une barre rigidede fer plat oc, sur laquelle glissent les sabots, et qui maintient le plan d’ac-tion de ceux-ci dans le plan passant par le centre des essieux. Il y a deuxde ces barres à chaque frein ; elles servent de plus à supporter l’arbre àleviers k, dont les plus petits I correspondent, comme on l’a vu, aux quatresabots par les courtes tiges ou bielles H, et le plus grand J sert de pointd’application de la puissance.
Les petits leviers 1 ont 0 m 100 de rayon;
Le plus grand J a 0 m 300.
La puissance, avant d’agir sur ce grand levier, a pour multiplicateur uncric, composé, comme on l’a vu plus haut :
1° I)e la crémaillère droite L, placée horizontalement et reliée au grandlevier par la bielle de transmission K;
2° D’un pignon de ü m 058 de diamètre, engrenant avec la crémaillère, etcalé sur l’axe d’une roue de 0 m 175 de diamètre, qui, elle-même, engrèneavec un pignon de 0 m 045 de diamètre, calé à l’extrémité inférieure del’arbre moteur A;
3° De l’axe vertical moteur A, ou tige à manivelle, terminée à sa partiesupérieure par un volant de 0 1 " 180 de rayon.
Ainsi, le multiplicateur du frein, sur lequel agit l’appareil de serrage,est de 8 sur la roue qui engrène avec le pignon de la tige à manivelle, etde 72 sur les sabots.
En effet, le rayon de la manivelle étant 0 m 180, et le rayon du pignoncalé sur la tige à manivelle de 0 m 0225, la puissance est de
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