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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
par une poulie à gorge L', dont la demi-circonférence est entourée parune corde l, qui passe de la même manière sur une poulie semblable(fig. 6), montée folle sur l’axe des roues à chaînes.
La corde, avant de se rendre sur cette seconde poulie, entoure complè-tement une autre petite poulie m fixée sur l’axe du cylindre tondeur; satension est réglée au moyen d’un galet tendeur P (fig. 5 et 6) que l’on peutincliner facultativement, en desserrant l’écrou qui le fixe contre le bâti.
On voit que cette corde donne à la fois le mouvement rotatif au cy-lindre tondeur et celui de translation au chariot, puisque c’est elle quicommande les poulies l et M', et que cette dernière fait mouvoir les rouesà chaînes faisant avancer ce chariot; seulement, comme ce mouvementdoit être retardé, la poulie M' est montée folle sur l’axe K, et elle est fon-due avec une douille munie d’un petit pignon m.
Ce pignon engrène avec celui m' (fig. 6, 10 et 11) dont l’axe, soutenupar le bâti, le traverse et reçoit à son extrémité un second pignon n quicommande la roue M'.
Cette roue est fixée sur un arbre horizontal traversant toute la largeurde la machine pour recevoir, à l’extrémité opposée à la roue, un pi-gnon n' (fig. 5 et 12 ). C’est ce pignon qui commande avec la vitesse con-venable la seconde roue N fixée sur l’arbre I£ des roues à chaînes, vitesseconsidérablement ralentie, comme on peut s’en rendre compte par le rap-port du diamètre existant entre cette série de roues et de pignons.
Pour ramener le chariot vivement à sa place primitive quand il estarrivé à la fin de sa course, cet arbre K est muni d’une manivelle o (fig. 5et 6), l’ouvrier peut alors rappeler rapidement le chariot, puisqu’il agitdirectement sur l’arbre des chaînes sans fin.
Débrayage automatique. — Près de la poulie motrice et de la pouliefolle est monté un petit arbre Q, mobile sur une crapaudine et dans uncollet q. L’extrémité de cet arbre est munie de la fourchette g'; il est enoutre garni près de la crapaudine d’un levier o', rappelé par un ressort 0,et à la hauteur du collet, d’un second levier O', muni d’une vis d’arrêt etd’une saillie à laquelle une tringle r est attachée.
Cette tringle est prolongée pour rejoindre le petit levier r', articuléavec un levier à poignée R (fig. 5 et 13) placé à la portée de l’ouvrierchargé de conduire la machine.
Une seconde tringle horizontale s est montée un peu au-dessus et pa-rallèlement à la première; elle est mobile dans de petits supports ouguides fixés au bâti; elle est, en outre, reliée à une équerre réunie aulevier à contre-poids S. Ce levier est muni d’un petit gou jon t, qui retientle levier à poignée R dans la position verticale comme l’indique la fig. 13.
Ce goujon retient ce levier dans cette position, car, sans lui, le res-sort O, qui tend constamment à ramener la fourchette q' sur la pouliefolie P', tirerait la tringle r et par suite le levier R avec lequel elle estreliée.