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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Dans les moments où le disque ne présente que des trous dépourvus dechevilles, la boîte à navettes demeure dans la position où la came Ta ame-née en dernier lieu, puisque cette came est devenue immobile.
Le système de M. Bornèque, dont nous donnons plus loin la descriptiondétaillée, a été l’objet d’un premier brevet, demandé le 10 septembre 1852,sous le titre : Application au tissage mécanique d’uné chasse à plusieursnavettes. Modifié dès lors, il a donné lieu à un second brevet d’inventionde quinze ans, le 15 janvier 1855, et à deux additions dans la même année.
M. Hardman (Anglais ) a pris, le 30 avril 1853, un brevet dans lequel ildécrit un système de changement de navettes par le jacquart, chaque cro-chet agissant sur un levier spécial, et chaque levier élevant la boîte à unehauteur différente. Le métier de M. Hardman comprend aussi un régu-lateur marchant par le jacquart pour faire une étoffe plus ou moins serréepar places.
M. Meyer, dont nous avons déjà parlé, a pris un brevet d’invention le22 juillet 1853, puis un autre le 24 avril 1854 et une addition à ce dernierbrevet, le 6 juillet de la même année, pour des métiers mécaniques àtisser, à plusieurs navettes. Les changements de navettes se font par descames; dans l’addition, il décrit une disposition dépendant du jacquart, àl’aide de laquelle il met en état d’agir, tantôt le fouet de droite, tantôtcelui de gauche.
M. Wattel a demandé, le 3 septembre 1853, un brevet d’invention pourun système de changement de navettes, dont voici la description som-maire : Chaque boite à navettes a quatre compartiments, en tout huit,dont un vide nécessairement. La boîte est placée sur des guides inclinés, surlesquels elle peut glisser; un ressort tend constamment à la rappeler versle haut. Une courroie est attachée à cette boîte et s’enroule sur une pouliedont l’axe, placé plus bas, porte une lanterne tout à fait semblable à celledu prisme d’un jacquart, maintenue de même par un presseur et tournantà droite ou à gauche, d’un quart de tour chaque fois, parle moyen de deuxcrochets. C’est le jacquart qui soulève l’un ou l’autre de ces crochets pourle faire agir : lorsque la lanterne tourne dans un sens, elle fait enrouler lacourroie sur la poulie et descendre la boîte ; lorsqu’elle tourne dansl’autre sens, elle permet au ressort de rappeler la boîte de bas en hautd’un cran. Si on soulève le presseur de la lanterne, ce qui a lieu égale-ment par le jacquart, la boîte remonte d’un seul coup à sa position la plushaute.
MM. Sievier et Crosby décrivent, dans un brevet du 20 janvier 1854,des boîtes à cinq compartiments, disposées semi-circulairement autourde disques. L’axe de ces disques porte un levier qui se meut par le moyend’une came ou à la main, pour amener l’un ou l’autre des compartimentsà la hauteur de la chasse. Diamétralement opposés à chaque compartiment,sont des goujons ou queues, que saisit le battant pour assurer la positionde la boîte.