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plus larges que ceux b, qui n’ont pour ainsi dire qu’à maintenir le tou-rillon latéralement, et presque pas d’effort à supporter.
Ces coussinets, ou plutôt ces cales de bronze, n’ont pas de rebords.Elles portent des languettes saillantes qui s’incrustent dans des entaillescorrespondantes ménagées à cet effet dans le corps du palier.
Le chapeau B, qui est très-fort, est retenu par quatre boulons c por-tant des écrous à leur partie supérieure, et retenus par une des clavettesà l’extrémité opposée. Il s’appuie sur le corps A par l’intermédiaire decales de bois d, qui ne laissent aucun serrage libre, mais qui permettent,en diminuant leur épaisseur, de regagner le jeu qui se produit, jusqu’aumoment où il devient nécessaire de changer les coussinets eux-mêmes.
Maintenant, on remarque que la hauteur du centre au-dessus de la baseétant considérable, on a dû, pour ne pas augmenter le poids de la pièceinutilement, constituer le corps du palier par une toile ou panneau ren-forcé de nervures sur les quatre faces. Seulement la direction des effortsauxquels ce palier est soumis ont permis de lui donner peu de largeurtransversale comparativement à sa hauteur.
Palier a coussinets sphériques (fig. 26 et 27). — Cette pièce a pourparticularité que ses coussinets B sont disposés pour permettre à l’axequi les traverse un mouvement oscillatoire dans chacun des plans parallèleet perpendiculaire à la base du palier.
Pour obtenir ce résultat, l’ajustement des coussinets dans le corps A etdans le chapeau C est sphérique d’après le centre de figure a de la pièce;mais pour rendre cet ajustement plus facile, la zone sphérique a uneétendue assez limitée correspondante à l’amplitude de l’angle d’oscillationque le tourillon doit effectuer; l’intérieur du palier se trouve donc dégagé,ainsi que le montre principalement la section transversale fig. 27, et sansajustement.
Dans cette disposition , rien n’empôclierait les coussinets de tourner sureux-mêmes si l’on n’avait pas placé dons le corps du palier un goujon àvis é, qui pénètre dans un évidement ménagé dans le coussinet inférieur,dont la largeur, dans le sens longitudinal, fig. 26, est égale à la grosseurdu goujon, et qui, dans l’autre direction, est suffisamment allongée poursatisfaire au mouvement d’oscillation. Un évidement analogue existe aucoussinet supérieur; mais il sert en quelque sorte de récepteur à l’huilequi s’écoule du godet graisseur par un tube c; cet évidement est aussid’une forme allongée, avec des dimensions telles que le tube c ne soit pasrencontré pendant le mouvement oscillatoire.
Ce système de palier peut donc très-bien convenir, soit que l’oscilla-tion de l’axe doive avoir lieu d’une manière continue pendant le mouve-ment de rotation, soit que cet arbre soit susceptible de changer de direc-tion incidemment. Dans tous les cas, il sera facile de concevoir qu’il estinfiniment préférable de donner la forme sphérique aux coussinets, quin’ont pas de mouvement circulaire, que d’attribuer cette forme sphérique