CONSTRUCTION DES MACHINES.
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au tourillon , dont le frottement, devenant considérable par le mouve-ment de rotation, déterminerait une usure prompte qui ne tarderait pasà détruire la précision de l’ajustement.
Palier monté sur une douille cylindrique (fig. 28 et 29). — Cetexemple est aussi applicable lorsqu’il s’agit d’un axe tournant dont la posi-tion varie, dans de certaines conditions.
Ce palier A est, ici , fondu avec une douille alésée cylindriquement, parlaquelle on le monte à l’extrémité d’une tige D, terminée par une portéeégalement cylindrique et par un taraudage; la douille est maintenue surla tige, entre une embase et une rondelle serrée par un écrou a.
Cette disposition de palier peut donc convenir encore à un axe qui estsusceptible d’un certain mouvement d’inclinaison; la différence qui existeavec celui représenté fig. 26, c’est que le palier tout entier cède au mou-vement oscillatoire en tournant autour de la portée par laquelle il estassemblé avec la tige D. Mais pour qu’il puisse céder ainsi, son ajuste-ment sur la portée doit être un peu libre, tant par l’alésage qu’entre l’em-base et la rondelle que l’écrou a fait serrer, non pas sur la douille, maissur le bout de la portée, et figure alors un simple collet.
On peut aussi considérer cet exemple comme un moyen de monter unpalier sur une tige-ronde, circonstance qui se présente en pratique. Dansle cas où il doit être placé vers le milieu de la longueur de la tige, ladouille se fait évidemment en deux parties rassemblées au moyen deboulons, comme un manchon ordinaire.
Le palier n’a rien lui-même qui mérite d’être signalé; nous feronsremarquer seulement qu’il est de la forme la plus simple, d’autant mieuxqu’il est ordinairement, dans ce cas-là, de faible dimension.
Les coussinets B sont ronds extérieurement, sauf des méplats laté-raux pour les empêcher de tourner.
Les boulons b du chapeau sont taraudés dans le corps A afin de nepas être dans l’obligation de démonter le palier pour les retirer, ce quiarriverait s’ils portaient une tête, vu le peu de distance entre l’axe dutourillon et celui de la tige B; mais ils n’en sont pas moins taraudés parl’autre extrémité pour recevoir des écrous mobiles comme à l’ordinaire.
Palier double (fig. 30). — Lorsque deux axes disposés parallèlementsont trop rapprochés pour avoir leurs supports séparés, on emploie avecavantage des paliers doubles analogues à celui que représente la fig. 30.Et même si l’espace permet de placer des supports isolés, il se rencontredes cas particuliers où les axes, ayant besoin d’être bien solidaires l’unde l’autre, sont mieux maintenus ainsi en les supportant par une seule etmême pièce. On voit que cette pièce constitue deux paliers A fondus dela même pièce, et dont l’écartement des centres est juste suffisant pourlaisser la place des deux chapeaux G. Le principe de la construction d’unetelle pièce est évidemment simple : mais le détail de la forme l’est beau-coup moins, lorsqu’on veut arriver à des proportions régulières. On s’est