CONSTRUCTION DES MACHINES. 449
fussent également accessibles, et que l’on pût par conséquent atteindreles clavettes de chaque côté pour les serrer ou les desserrer.
Nous donnons maintenant un exemple d’un clavetage qui ne peut êtreatteint que d’un seul côté; ce sera, si l’on veut, celui applicable à un boî-tard placé au centre du plateau inférieur d’une turbine.
Les clavettes b, au lieu d’être munies de tiges taraudées, portent cha-cune un talon percé d’un trou dans lequel passe une tige d, fixée à demeuredans le moyeu par un taraudage, et filetée à son autre bout pour rece-voir un écrou / et un contre-écrou f.
Par conséquent, la clavette, une fois chassée, est maintenue par cesécrous ; et s’il s’agit de la retirer, comme on ne peut pas la frapper par-dessous, on enlève l’écrou supérieur f, et, en tournant celui/, on soulèvefacilement la clavette.
Boitard simple (fig. 38 et 39). — Ce modèle de boîtard est souventemployé pour guider des arbres verticaux de transmission à leur passagedans les planchers d’usines, dans les moulins par exemple. Nous ne lecitons cependant qu’à cause de sa simplicité, car il est dépourvu d’unbon moyen de graissage, condition que l’on devrait toujours se réserverdans tous les cas.
11 se compose d’une pièce principale A, ayant une large base circulaireet une boîte ronde ou rectangulaire qui renferme deux coussinets a, quel’on rapproche de l’axe B à volonté, au moyen des vis b.
La boîte renfermant les coussinets est reliée à la base, ou semelle, parquatre nervures c, correspondant aux angles. L’ensemble de la pièce sefixe sur le sol, maçonnerie ou charpente, par quatre boulons, de la mêmefaçon qu’un palier ordinaire ou une crapaudine.
A l’endroit des boulons b, la paroi de la boîte est renforcée d’un bossagerond, ou descendant carrément jusqu’à la semelle pour la facilité du mou-lage. De même que précédemment, les coussinets sont recouverts d’uneplaque mince d, soit pour les maintenir, soit pour les préserver de lapoussière.
Le graissage ne peut donc avoir lieu qu’en versant de l’huile à la partiesupérieure ; on a eu le soin de lui ménager une entrée par un chanfreinpratiqué au bord des coussinets et mis en communication avec des rigolesintérieures, ainsi que cela se fait à l’égard des paliers ordinaires.
Mais cette disposition ne permet pas à l'huile de rester longtemps, etil faut continuellement avoir le soin de la renouveler.
Aussi on lui substitue avec avantage le système de boîtard que repré-sente la fig. 40, qui peut être employé dans les mêmes circonstances, maissaris les inconvénients reprochés au premier.
D’abord les coussinets a sont au nombre de trois, comme dans les dis-positions (fig. 35 à 37 ), pour la facilité de maintenir l’arbre B au centre;puis, entre les coussinets, on a aussi réservé les vides c pour y mettre del’étoupe grasse.
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