CONSTRUCTION DES MACHINES.
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Palier monté sur une console ou potence (fig. 13 et 14). — Leprincipe de cette disposition est basé sur la possibilité de varier ou réglerà volonté Pécartement du centre du palier de la paroi verticale près delaquelle il est placé : c’est une chaise avec palier indépendant.
La console A, que l’on désigne souvent par le nom de corbeau, ainsique d’autres pièces formant supports dans une disposition semblable, estformée d’un panneau a, à peu près triangulaire, fondu aveu une tablettehorizontale b et une semelle verticale c, par laquelle on fixe la pièce.
Le palier B repose sur la tablette b, où il est maintenu entre deuxrebords d exactement parallèles, et bien dressés, ainsi que les rives infé-rieures du palier, pour qu’il puisse s’y déplacer comme dans des glissièreslorsqu’on règle sa position. Il est fixé sur la console par les deux boulons edu chapeau, portant une embase intermédiaire, et prolongés au-dessousde la semelle, comme celui représenté fig. 9, pi. 3-2. Les trous ména-gés pour leur passage dans la tablette b sont nécessairement allongés,suivant les limites de variation que la position du palier peut subir.
Lorsque la console est fixée contre un bâti de fonte C, comme l’indiquela figure, on peut encore lui ménager des talons /, entre lesquels lasemelle c est maintenue, et serrée par un coin g, qui soustrait presquecomplètement les boulons n à l’effort qui tend à les arracher, dans l’hypo-thèse où la charge maximum sur le palier a lieu de haut en bas, ce quiest supposé ici.
Chaise en console (fig. 15 et 16).—Cette chaise est disposée pourservir de support à un axe placé en dehors et au-dessus du bâti disposépour en recevoir les points d’appui. Elle se compose encore d’un corpsde palier ordinaire A, relié à un patin vertical B par une nervure dé-viée a, renforcée d'une autre nervure b, qui donne la roideur néces-saire à la pièce latéralement, en réunissant le palier, dans le sens de sonépaisseur, avec le patin où elle augmente de largeur.
La chaise s’applique contre la traverse horizontale C d’un bâti, et s’yfixe par quatre boulons c, à l’endroit desquels on ménage une partiepleine correspondante à la dimension du patin, ou simplement des bos-sages autour des boulons. Les bords de la traverse^C ayant été dressésainsi que le patin à l’endroit du contact, l’ajustement est plus facile ettout aussi sûr que si le patin portait dans toute son étendue. On lui aménagé une saillie dressée d, qui repose sur le dessus du bâti, et main-tient la verticalité du support, indépendamment des boulons c.
Support extérieur de l’arbre d’une machine marine (fig. 17à 19).—Cette pièce appartient à l’appareil à vapeur de 450 chevaux,construit par M. Cavé, et monté sur le navire de guerre YUloa. Elle estfixée sur le cadre extérieur des tambours des roues à palettes dont ellesoutient chaque extrémité de l’arbre moteur. Elle est donc doublementremarquable, par son application spéciale et par la dimension de l’arbredont les tourillons n’ont pas moins de 30 centimètres de diamètre.