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Tome dixième.
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480 PUBLICATION INDUSTRIELLE.

délivre, pour éviter que la tension sur la bobine ou quune autre cause ne retire lefil de dedans la machine.

Lauteur emploie deux appareils alimentaires, un de chaque côté de la machine;ils sont construits de la même manière. Les tringles u des deux séries sont réuniesensemble au moyen du balancier t, de manière que, quand une tringle est abais-sée, lautre est élevée et vice versâ. Les mouvements des deux rouleaux à seg-ment r sont liés par un levier oscillant, au moyen duquel lalimentation est alternéedune paire de rouleaux alimentaires à lautre. Le fil, qui est poussé des rouleauxalimentaires vers le trou dans leur cisaille respective, passe sous un mentonnet t *,saillant dune des faces du porte-cisaille R, et par-dessus un support mobile w, surlextrémité supérieure dune tringle verticale v', qui glisse dans un renflement de laferme A du bâti. Au-dessous sont placés deux écrous dajustement pour empêcherle support dêtre poussé au delà de la partie inférieure du trou de la cisaille quetraverse le fil quand la cisaille est élevée. Ces écrous forment un épaulement contrelequel bute un ressort y pour remonter le support w, de sorte que, par le mouve-ment descendant de la cisaille, le fil est serré entre le support et le mentonnet; alorsle rouleau g peut abandonner le fil, et le rouleau alimentaire r peut tourner ensens inverse pour amener une nouvelle longueur de fil qui sera pareillement main-tenue par le support w et le mentonnet I® pendant tout le mouvement de la ci-saille. Par cet arrangement, le fil est toujours serré, soit par la cisaille, soit par lesrouleaux alimentaires.

Le fil passe alors dans un trou de la plaque dacier c, fig. 10, une vis de pressionassujettit la cisaille, qui est ajustée et fixée dans une cavité du porte-cisaille oulevier R, et permet dy substituer au besoin une autre plaque en raison des diffé-rents calibres des fils employés. Les porte-cisailles tournent sur des axes r', lunest assemblé avec le lien /, et lautre avec un lien semblable h; le premier se relieavec un goujon saillant du levier Q dun arbre à bascule G, qui est sollicité à os-ciller, aux moments convenables à laide dun cylindre à rainures N, de manière quela rotation du cylindre imprime à larbre à bascule G, qui les transmet à la cisaille,tous les mouvements nécessaires pour couper le fil de fer et retourner en arrière afinde laisser faire lalimentation. Ces mouvements correspondent avec ceux des rou-leaux alimentaires; mais comme il existe deux cisailles, une de chaque côté de lamachine, construite et fonctionnant de la même manière, à des intervalles différents,elles sont activées par le même mouvement.

Avant que le fil ne soit coupé, il est poussé entre des coins presseurs e, dunequantité suffisante, en raison de la longueur de la tige de vis quon veut obtenir, laface dun de ces coins forme la lame fixe de la cisaille. Comme on emploie deuxcisailles afin quune tige soit sous laction du poinçon à faire la tête, pendant quelautre est détachée du fil de fer, il faut deux séries de coins e. Ces coins sont fixéssur un sabot mobile W qui reçoit les mouvements nécessaires de rainures évidéesdu cylindre ou came M, et semblables à celles du cylindre N.

Le cylindre M est fixé sur lextrémité opposée de larbre moteur L. Ses rainuresau moyen dun galet porté par un levier fixé à laxe H, communiquent un mouve-vement alternatif à ce dernier. Sur lextrémité opposée de cet arbre oscillant est fixéun autre levier V, lié au sabot des coins au moyen dune tige horizontale J.

Les rainures des deux cylindres M et N sont disposées respectivement de tellemanière quelles impriment en temps utile le mouvement au sabot des coins, auxrouleaux alimentaires et aux cisailles, cest-à-dire quelles serrent les coins pour