MACHINES A FABRIQUER UES VIS A BOIS. 481
maintenir le tronçon de fil pendant qu’il est soumis au poinçon, et qu’elles dirigentles coins vides pour recevoir des rouleaux alimentaires le fil dont une nouvelle lon-gueur doit être détachée.
Les coins sont formés de masses carrées d’acier; les parties inférieures sont ajus-tées dans des cavités évidées dans le sabot W, et forment les coins fixes; les partiessupérieures sont fixées respectivement dans des cavités de mâchoires correspon-dantes W', articulées au sabot à la mi-distance entre les deux coins immobiles. Aumoyen de vis de pression les coins sont fixés dans leurs cavités ; pour permettre de lestourner, une cavité semi-circulaire est formée dans chacune de leurs faces, de ma-nière que, quand une face est usée, une autre soit ramenée en dessus et puisse êtreemployée.
Quand on veut former la tête, les coins doivent pincer la tige ; pour produire ceteffet, l’auteur a disposé deux cames oscillantes a montées sur les colonnes horizon-tales du bâti. Ces cames, quand elles tournent dans une direction, pressent sur lesextrémités externes des mâchoires W', et pincent le fil entre les coins, et, quandelles tournent en sens inverse, le mentonnet saillant des cames frappe ces mâchoires,les soulève et délivre la tige coupée qui est chassée par la nouvelle longueur de filmétallique amenée par l’appareil alimentaire.
Le mouvement est imprimé à ces cames par le cylindre M, qui le transmet, aumoyen d’un goujon porté par le levier X, qui est fixé sur l’arbre inférieur T, et liépar une barre de jonction c' avec les bras c 2 montés sur les axes b. Sur l’autre ex-trémité de ces axes sont des bras semblables liés avec les cames a, par les tringlesverticales d. Comme ces tringles agissent en sens inverse sur leurs cames respectives,la vibration des axes b, dans la même direction, fait osciller les cames en sens in-verse l’une à l’égard de l’autre, ce qui détermine alternativement l’ouverture et lafermeture des coins.
Quand il s’agit de former la tête, les coins pincent la tige par des moyens diffé-rents; le sabot et les mâchoires se meuvent entre deux segments oscillants x, x,dont les faces sont dentées pour engrener dans des crans correspondants du sabot, etces segments sont montés sur des coussinets à coulisses rendus ajustables au moyend’une vis a en haut ou d’un coin a' en bas. On peut adapter des segments de cerclesou des cames pour augmenter le serrement à la fin de chaque vibration si on le jugenécessaire.
Quand une tige de la longueur voulue a été détachée par l’action d’une des ci-sailles, le sabot du coin reçoit un mouvement latéral, de manière à amener l’extré-mité du tronçon de fil ainsi coupé contre une plaque s', pendant que l’antre pairede coins est amenée à coïncider avec l’autre cisaille. La mâchoire de cette paire decoins est alors élevée, le fil est introduit et chasse devant lui la tige travaillée ; enmême temps le poinçon p est porté en avant pour refouler la tête dans les coins quisont évidés en matrice pour la recevoir.
Ce poinçon pénètre dans une douille à l’extrémité du marteau E, qui joue dansdes coulisses ; il est activé par des leviers à rotules, dont un bras est assemblépar articulation avec les marteaux, et l’autre à la forme postérieure du bâti.
DESCRIPTION DE L’APPAREIL A TOURNER ET FENDRE LES TÊTES, REPRÉSENTÉ SDKLES FSG. 13 A 2Î DE LA PL. 37.
Une seconde machine reçoit les vis en blanc telles qu’elles viennent dela machine à estamper. Elle présente cette particularité remarquable,
X, 31