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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
qu’après avoir tourné la tête de la vis, puis en avoir fraisé la fente oul’entaille ^ elle ramène la vis à l’outil qui en a tourné la tête, afin d’enleverles bavures causées par la fraise, avant d’en travailler une autre.
Tout cela se fait sans abandonner la vis, qui est saisie et maintenue dansla même pince jusqu’au complet achèvement de sa tête, cette pince laprésentant successivement aux outils qui la travaillent.
Cette machine est représentée dans la pl. 37.
La fig. 13 en est une section verticale et longitudinale faite par l’axeprincipal suivant la ligne 9-10.
La fig. 14, un plan général vu par-dessus.
La fig. 15, une vue de bout du côté des outils qui travaillent latête.
La fig. 16 est un détail du mécanisme intermittent qui transporte lesvis du burin à la fraise et de la fraise au burin, en les y maintenant aussilongtemps qu’il est nécessaire.
Enfin la fig. 17 est une coupe transversale faite suivant la ligne 11-12du plan général.
Et les autres figures sont des détails de quelques mouvements particu-liers.
Commande générale. —- La machine reçoit son mouvement du mo-teur, par une poulie A placée sur l’arbre moteur B. Cet arbre porte à sonextrémité un pignon droit C, qui commande une roue D, rapportée demême à l’extrémité de l’axe intermédiaire E. Ce dernier porte aussi unautre pignon droit F, qui engrène à son tour avec une seconde rouedroite G montée sur l’arbre à came H, que nous regardons comme l’or-gane principal de l’appareil.
Il est à remarquer que la courroie qui met en mouvement la poulie Ane l’entoure pas simplement, mais qu’elle ne fait, pour ainsi dire, quel’effleurer sur une portion de sa circonférence, ce qui est suffisant, dureste, pour la faire tourner, et que de là elle passe sur un galet de ren-voi I (fig. 15), puis sur l’une des poulies J et K, qui font tourner alterna-tivement l’une et l’autre des pinces qui tiennent les vis. Ce résultat obtenuà l’aide d’une seule courroie, est très-avantageux, et constitue un perfec-tionnement véritable.
Mécanisme alimentaire, — L’alimentation a lieu au moyen d’un bas-sin ou plateau circulaire L, dans lequel on met les vis c venant de lamachine à estamper, et qui est animé d’un mouvement de rotation.
Deux branches maintenues parallèlement , et formant une sorte defourchette à longues dents M, s’abaissent et s’élèvent alternativement.Cette fourchette abaissée repose un moment sur le fond du bassin Lqui, en tournant, lui présente un grand nombre de vis en blanc jetées,entassées au hasard, et dont il se présente toujours quelques-unes dansune position telle que la fourchette les saisisse par-dessous leur tête et lesélève avec elle, comme on le voit dans la fig. 17. La fourchette élève