MACHINES A FABRIQUER LES VIS A BOIS.
483
chaque fois une, deux, trois et même un plus grand nombre de vis.
Lorsque cette fourchette s’est élevée suffisamment, les vis qu’elle porteglissent du haut en bas, entre ses branches, et arrivent dans un conduit Navec lequel elle s’assemble par articulation.
Les oscillations répétées de la fourchette M et la rotation continue duplateau ont lieu de la manière suivante :
L’arbre moteur B porte une vis sans fin O, qui engrène avec une rouedentée héliçoïdale P, fixée à l’extrémité inférieure de Taxe creux Q, quireçoit à son sommet le plateau L, et lui transmet un mouvement de rota-tion lente.
Cet axe Q est tubulaire, et traversé de part en part par une tige verti-cale R, laquelle reçoit un mouvement alternatif de montée et de des-cente d’une came S, solidaire avec une roue d’angle T, qui est commandéepar une autre roue de même diamètre T, rapportée à l’extrémité infé-rieure du même axe creux. La tige R, ainsi animée d’une marche ascen-sionnelle et descensionnelle, porte un bras U, terminé par un œil allongé,dans lequel pénètre le goujon d’un levier V fixé à l’articulation de lafourchette M. Le levier Y reçoit ainsi un mouvement circulaire alter-natif qui abaisse et élève la fourchette, et produit l’alimentation duconduit N.
Ce conduit est formé de deux lames parallèles, placées de champ et in-clinées, entre lesquelles glissent les vis suspendues par leur tête. Il se ter-mine par une partie en arc de cercle dans laquelle les vis arrivent graduelle-ment à une position horizontale, tandis qu’une lame courbe et fixe W lesempêche de tomber en avant, et qu’une main X ferme le bas du conduit.
Comme l’alimentation a lieu et doit en effet avoir lieu plus vite quel’écoulement des vis par la machine, il est nécessaire qu’elle cesse lorsquele conduit est plein. A cet effet, une lame fixe Y est disposée au-dessusd’un petit prolongement de la fourchette M, lequel s’élève lorsque la four-chette s’abaisse. Si le conduit est assez plein pour que les dernières vis res-tent sur le prolongement de la fourchette, leurs têtes, en buttant contrela lame Y, empêcheront l’abaissement de cette fourchette, et l’alimenta-tion cesse.
La tige R reste alors soulevée et n’est plus touchée par la came S quelorsque celle-ci lui présente sa partie la plus saillante. Elle ne peut re-descendre que lorsque les vis qui font obstacle sont descendues dans leconduit.
Marche de la main. — La main X présente une portion creuse, semi-cylindrique, qui reçoit la vis la plus basse de la rangée contenue dansle conduit. Cette main est portée par un bras Z (fig. 14) oscillant sur unaxe a portant un autre bras b, auquel s’articule une tringle ou bielle b'.L’autre extrémité de cette bielle s’attache au levier d d’une longue douille equi est mobile sur un axe horizontal /, et qui porte un autre bras de levier gsollicité de haut en bas par un ressort. A ce bras g s’assemble à charnière