MACHINES A FABRIQUER LES VIS A BOIS. 485
roue ou volant à came A 7 que porte à son extrémité l’arbre prolongé H,et d’un croisillon à coulisses B' fixé sur le prolongement de cet axe t.
Sur la face interne de la roue A 7 , et près de sa circonférence, est mé-nagée une rainure circulaire z, dans laquelle sont maintenus et guidésdes goujons C 7 fixés au croisillon B', les bords de cette rainure étant échan-gés ou évidés aux points convenables (fig. 14) pour livrer passage à cesgoujons et permettre au croisillon de tourner.
Le croisillon B', détaillé fig. 16 et 23, forme quatre coulisses courbesréunies deux à deux F' et G' par le sommet de leur angle, au moyend’une pièce circulaire D', qui manœuvre exactement comme un robinet,de façon à communiquer tantôt avec l’une F’, tantôt avec l’autre G'. Etle côté interne de la roue A / porte un galet E 7 , lequel vient à chacune deses révolutions engrener avec l’une des deux coulisses F' qui se présen-tent successivement à lui, en raison de la position dans laquelle deux desquatre goujons C 7 , engagés dans la rainure z, maintiennent le croisillon.
Or, lorque le galet E 7 pénètre dans la coulisse F 7 qui s’offre à lui, il agitsur le croisillon comme sur une roue d’engrenage et le fait tourner d’unecertaine quantité, les évidements de la roue h! laissant en ce momentéchapper les goujons <7. Lorsque ce galet est arrivé au fond de la coulisse,dans le robinet D', la rotation du croisillon, à l’aide du mécanisme dé-taillé sur les fig. 18 et 23, fait tourner ce robinet qui communique alorsavec la coulisse G' dans laquelle le galet E 7 marche jusqu’à sa complètesortie du croisillon.
Ce dernier a ainsi effectué une demi-révolution et ses deux autres gou-jons C 7 étant venus s’engager dans la rainure s, il est maintenu ainsi jus-qu’à ce que le galet E 7 ait effectué une nouvelle révolution et vienne en-grener avec l’autre paire de coulisses F 7 , G' qui se présentent à lui.
La rotation partielle des espèces de robinets D 7 a lieu par de petitesmanivelles H 7 (fig. 23) dont les boutons marchent dans la rainure excen-trique pratiquée à l’intérieur de la poulie ou mieux du petit tambour defonte I 7 (fig. 18), rapportée sur le môme axe t.
Arrêt des pinces r s pendant le travail. — II est urgent d’ar-rêter solidement les pinces r et s pendant que le tournage et le fraisagede la tête des vis s’effectuent. A cet effet, l’une des traverses u est munie,à ses deux bouts, d’une pièce J 7 avec un cran profond dans lequel est en-gagé un arrêt K 7 que forme l’extrémité d’un bras de levier dont la douilleL 7 (fig. 17) porte un autre bras M 7 sollicité par un fort ressort. Au mo-ment où la demi - révolution de l’arbre t doit s’effectuer, une came N 7 , enagissant sur le bout du levier M 7 , dégage l’arrêt K 7 puis le laisse de nou-veau s’avancer dans celui des crans J 7 qui se présente.
Ouverture et fermeture des pinces. — Chacun des deux arbresv et w, est creux, et renferme à son extrémité la pince r ou celle s, des-tinée à saisir la vis que lui présente la première pince k (fig. 15). Lesbranches de ces pinces r et s tendent à s’écarter à l’aide de ressorts et, par