490
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
quel, les vis qui descendaient en glissant, suspendues par leurs têtes, dansune position verticale, arrivent graduellement à une position horizontaledans une main U qui ferme l’extrémité du conduit et sert en même tempsà transporter plus loin les vis, comme nous le décrirons en temps utile.
Le mouvement alternatif de la fourchette T a lieu de la manière sui-vante :
L’arbre à cames I porte une came Y (fig. 23, 26 et 28), laquelle agitsous un levier W, qui en reçoit un mouvement oscillatoire. Ce levier estfixé sur un petit arbre X, qui porte près de son autre extrémité un leviercoudé Y, dont le bras horizontal actionne la fourchette T. A cet effet,l’extrémité de ce bras forme une sorte de godet sur lequel repose simple-ment une tringle verticale Z. Cette tringle forme à son extrémité supé-rieure une coulisse ou une partie fourchue, sur le fond de laquelle porteun goujon fixé à la fourchette T.
On comprend que les oscillations de l’arbre X et, par suite, du jevier Yauront pour effet alternativement de soulever la tringle Z et la fourchetteT, puis de les laisser redescendre par leur propre poids. C’est bien là,comme il a été dit plus haut, le mouvement nécessaire à l’alimentation.
Comme la fourchette T alimente le conduit S avec une vitesse plusgrande qu’il ne se vide (ce qui doit être pour que la machine fonctionnesans interruptions possibles), il est nécessaire, comme dans la machineprécédente, que cette alimentation cesse d’avoir lieu chaque fois que leconduit est entièrement plein, pour recommencer dès qu’il se vide.
Dans ce but, une pièce saillante a (fig. 24) est adaptée au-dessus del’intervalle du prolongement interne de la fourchette T. Lorsque le con-duit S est plein, la dernière vis amenée par la fourchette restera suspendueau bas de celle-ci, et sa tête, buttant sous la pièce a, empêchera que lafourchette ne s’abaisse pour prendre de nouvelles vis. Le mouvementalternatif de la tringle Z continuera à avoir lieu sans se communiquer à lafourchette, en raison de la coulisse allongée que forme le bout supérieurde la tringle; mais, dès que le conduit se vide par le bas, les vis qui em-pêchaient l’alimentation descendent dans le conduit S, et le mouvementde la fourchette T recommence.
Marche de la main U. — Cette main a pour objet de prendre une àune, avec la lenteur nécessaire, les vis c qui arrivent au bas du conduit S,de les en sortir pour les présenter à une pince qui les conduit plus loin,puis d’en venir chercher une autre, et ainsi de suite ; tout cela sans ouvrirle bas du conduit, d’où les vis, dans le cas contraire, tomberaient toutesen masse.
La main U est une moitié de douille ou de cylindre creux (fig. 27) dudiamètre et de la forme des vis, et qui, se présentant sous le conduit S,reçoit la vis inférieure de la rangée. Cette main est portée par un leviercoudé b, oscillant en d, et dont l’autre bras s’articule à une bielle e. Lebout du bras du levier auquel s’attache cette bielle est à vis, afin de per-