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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Mais ce que la machine ainsi perfectionnée ne possédait pas encore, c’é-tait la possibilité de varier le degré de réduction, qui était invariablementde 1 à 2.
Les diverses dispositions imaginées par M. Dutel rentrent généralementdans cette idée d’exécuter de la sculpture en travaillant directement lamatière à l’aide de l’outil pantographe même, tandis que la plupart des in-venteurs qui l’ont précédé ne cherchaient guère qn’à s’en servir que commed’un compas de réduction.
M. Dutel a même, par son brevet, prévu le cas où on voudrait tailler dela pierre très-dure, et s’est réservé de disposer ses outils pour fonctionneren usant avec de la poudre de diamant.
Avant de terminer ce sujet, qui doit avoir une corrélation directe avecla machine perfectionnée que nous décrivons plus loin en détail, il estutile de rentrer dans l’ordre chronologique des brevets qui ont suivi celuide M. Dutel.
Nous citerons d’abord M. Collas, devenu justement célèbre parle grandnombre de produits artistiques qui lui sont dus, et en particulier par sesgravures numismatiques.
M. Collas s’est aussi proposé de reproduire de la sculpture de toute es-pèce, et d’en faire des copies ou des réductions. Il plaçait aussi les piècessur deux plateaux tournants; l’outil et le guide étaient montés commedeux poupées sur une règle bien rigide, dont l’une des extrémités était ar-ticulée.
On peut voir que les principes généraux des machines connues jusqu’àce jour se retrouvent encore ici. Mais ce qui a fait l’objet principal dubrevet, et ce qui a contribué au succès des appareils de M. Collas, ce sontles combinaisons particulières, très-ingénieuses, de tous les organes, quiont permis d’arriver à une très-grande délicatesse dans le fini d'exécutiondes objets reproduits.
Nous mentionnerons encore les brevets principaux suivants, pris pour lemême objet :
Celui de M. Lebas, du 6 novembre 1844. Le principe de sa machineconsiste à disposer le modèle et la copie sur deux plateaux tournants entrelesquels est un axe vertical portant une branche mobile dont les extrémitéstouchent respectivement le modèle et la copie, et, en suivant les contoursdu modèle, permettent de vérifier la pièce que l’on veut exécuter.
Celui du 18 mai 1846, accordé à M. Duperrey . La machine de ce bre-veté, extrêmement compliquée, était disposée pour reproduire tout à faitmécaniquement une ou plusieurs pièces de sculpture, en exécutant aubesoin plusieurs exemplaires à la fois. Elle devait également copier ou ré-duire à volonté.
Le brevet de MM. Delpech et Walz, du 24 novembre 1846. La machinede ces artistes peut être considérée dans son ensemble comme une modifi-cation de celle deM. Sauvage, dont nous avons indiqué ci-dessus le principe.