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Nous y retrouvons, en effet, un pantographe ordinaire, ayant un pointfixe articulé et dépendant d’un banc ou bâti qui reçoit les deux plateauxtournants. Mais les procédés mécaniques présentent une précision, unerégularité qui ont eu pour résultat de rendre la machine réellement pra-tique.
Ainsi, les plateaux sont réunis par un mouvement de vis sans fin quirend leur manœuvre exacte et commode. Le support de la genouillère dupantographe est à chariot, glissant à volonté sur le banc, et son mouvements’opère à l’aide d’une vis longue. Le pantographe est équilibré au moyende contre-poids dont les cordes sont appuyées sur des poulies fixées à de-meure.
Comme dans la machine de M. Sauvage, la touche agissante de celle-cin’est disposée que pour entamer de la matière tendre ou molle telle quede la terre, de la cire ou du plâtre frais.
Enfin, pour clore cette liste des procédés proposés pour exécuter de lasculpture mécaniquement, nous devons parler des machines de M. Blan-chard, qui figuraient à l’Exposition universelle de 1855 où tout le mondea été à même de les voir fonctionner.
Ces appareils permettaient d’exécuter des réductions de ronde-bosse avecune grande perfection. Le principe est à peu près celui d’un tour entreles pointes duquel on place le bloc de marbre ou de pierre destiné à êtretaillé, que l’on fait tourner sur lui-même en forçant l’outil à s’appuyercontre la surface, suivant le mouvement d’avancée ou de recul de la touchequi, dans le même tour, s’applique aussi contre les parties extérieures dumodèle monté également sur un axe tournant. L’auteur a exécuté pendantl’exposition un buste en marbre de S. M. 1’impératrice et un buste deM. Webster, tous deux en marbre.
On sait que M. Blanchard, quoique ses machines soient importées desÉtats-Unis , est d’origine française. Son génie inventif a enrichi la méca-nique de divers instruments d’une grande utilité, entre autres une ma-chine .à courber les bois de marine, et qui, employée dans de petites dimen-sions, produit des bois de chaise d’une grande solidité.
MM. Sauvage fils et Caffort avaient aussi exposé, en 1855, une machineà réduire et à amplifier, établie sur le principe de l’invention de M. Sau-vage père, mais notablement perfectionnée; on a pu remarquer une gra-cieuse réduction de la Vénus de Milo , à côté d’une énorme amplificationde la même statue.
Machine Duteu perfectionnée. — La machine Dutel avait déjà subides perfectionnements importants dans sa construction générale, et ellefonctionnait ainsi quand nous l’avons vue, lorsqu’il nous fut demandé defaire l’étude d’une machine analogue, mais capable d’exécuter des réduc-tions dans des rapports variables.
C’est cette machine perfectionnée qui a été spécialement étudiée parM. Valet, que nous avions chargé de son projet ; nous la décrivons dans