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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
croyions pas obligés de nous étendre davantage sur le résultat que l’onobtient à l’aide de cette machine ; il est aisé de se figurer comment le mo-dèle se trouve reproduit à une certaine échelle, et toujours avec la plusgrande exactitude.
Mais ce que nous devons expliquer, c’est l’ensemble des moyens qui ontpermis de disposer l’instrument pour copier à des échelles différentes;nous avons déjà vu ce qui a lieu à cet égard, avec le bâti principal : voyonscomment on fait varier la disposition du pantographe.
Chaque fois que l’on doit régler la machine pour une réduction donnée,on doit d’abord disposer le bâti ainsi que nous l’avons expliqué ci-dessus;puis il faut ensuite mettre le pantographe en rapport. Celui-ci est encoresubordonné à deux exigences :
1° Régler les distances des châssis J et K, par rapport à l’axe de rota-tion F, sur celle des plateaux G et H par rapport au même point ;
2° Placer le guide a et l’outil b en ligne droite avec ce centre F, et, parconséquent, varier leur distance de la tige I.
Le châssis K porte-guide est fixe par rapport aux tiges I et L, tandisque celui J peut se déplacer sur ces tiges. Mais la tige I n’étant pas fixedans le manchon qui la supporte sur la pièce à fourche F, il en résulteque pour faire la distance F à K égale à celle F à H, il suffit de repousserla tige I dans le manchon jusqu’à ce que cette distance soit obtenue ; puisdéplaçant le châssis J, on peut toujours l’amener à la position requise. Ilest utile de faire remarquer que, dans tous les cas, la place occupée parce châssis porte-outil J est telle, que sa distance du pivot F est toujours lamême, et égale à l’écartement des supports B et G que nous avons dit êtreabsolument invariable.
Dans chacune des positions occupées par le châssis J, il faut évidemmentque le parallélogramme qu’elle forme avec celui K et les tiges I et L soittoujours parfait, et que, par conséquent, les longueurs de ces tiges com-prises entre les châssis soient bien égales.
Maintenant, il ne reste plus pour compléter le montage qu’à régler la lon-gueur des châssis J et K en vue de mettre l’outil et le guide en ligne droite.
A cet effet, chacun des deux châssis est formé de deux tringles parallèlesqui peuvent glisser dans une pièce indépendante e portant les pointes sui-vant lesquelles se fait l’articulation du parallélogramme, et qui s’engagentdans des manchons appartenant aux tiges I et L. On peut donc allongerplus ou moins ces tringles sans modifier aucunement la position des châssiscomme distance au centre F, et amener l’outil et le guide aux points dési-gnés. Cette opération a fieu aussi sans altérer le parallélisme des tiges I etL, puisque leur écartement reste invariablement réglé en vertu des deuxpièces e sur lesquelles les tringles des châssis se déplacent.
Pour résumer ce que nous venons de dire relativement à la manière derégler le pantographe, il nous suffira de remarquer les particularités sui-vantes ;