PUBLIC AT10N INDUSTRIELLE.
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Marche rotative de l’outil. — L’axe q, qui porte l’outil, n’a pas seu-lement un mouvement rectiligne parallele au plan de la hache, mais encoreun mouvement de rotation extrömement rapide. Ainsi, pour tailler desrouesädents debois ou decuivre, on lui donneune vitesse de 1,800 ä2,000tours par minute; souvent möme cette vitesse est encore surpassde , parceque, comme eile est communiquee par une machine ä vapeur, on congoitqu’il suffit que celle-ci donne quelques coups de piston de plus dans unmfime temps pour augmenter notablementla vitesse de l’outil. Ce mouve-ment de rotation est transmis ä Taxe par une simple corde ä boyau ou uncordon en coton, passant sur la gorge circulaire menagde a l’extremite deTaxe , et sur une poulie mobile a plusieurs gorges placöe au-dessus de lamachine. Nous croyons qu’on pourrait employeravec avantage des cordonsen cuir, formes tout simplement avec des lanieres qu’on roule en spiralespour les rendre cylindriques: nous les avons vuesemployöes dans les trans-missions de mouvement d'une belle fabrique de rubans de cardes, deM. Duchauffour (ä Reims ). Nous avons visitd avec bien du plaisir l’dtablis-sement de cet habile fabricant, qui occupe aujourd’hui plus de 20 machinesa bouter, toutes bien ingenieusement combindes.
La disposition du mouvement doit etre teile que, quelle que soit la Posi-tion plus ou moins elevee de la hache, la corde reste toujours egalementtendue, sans quoi eile glisserait par instants ou eile se romprait et exerce-rait une trop forte pression sur les pointes de Faxe. M. Cartier a fait l’appli-cation d’un porte-systöme de poulies, qui nous a paru bien simple et fortcommode.Ce porte-systeme consiste dans un chässis fixe rectangulaire enbois, adapte, par un boulon, contre une poutre du plafond de l’atelier, etdans un second chdssis, plus petit, mais mobile dans le preeedent, c’est-ä-dire pouvant y monter ou descendre librement, sur une longueur corres-pondant ä la plus grande course que la hache peut avoir. Au milieu de cechässis mobile sont adaptes deux coussinets qui portent l’arbre des pouliesde commande; ces poulies sont au nombre de trois: les deux premieres,placees au milieu de l’arbre, sont cylindriques, ou plutöt tourn£es legere-ment bombees exterieurement; elles n’ont pas plus de 0 m 30 de diamötresur 0 m 05 de large; l’une est fixe sur l’arbre pour recevoir son mouvementpar une courroie d’une poulie beaucoup plus grande; l’autre est folle pourarröter le mouvement ä volonte, ä l’aide d’une fourchette mise ä la dispo-sition du plate-formeur. La troisieme poulie est celle ä plusieurs gorges,dont nous venons de parier, et qui est placee tout ä fait ä l’extr^mite del’arbre. A la partie superieure du cMssis mobile est attachee une corde,qui, passant sur des poulies de renvoi, porte un contre-poids capable detenir en equilibre toute la Charge du chässis, de ses coussinets, de l’arbreet des poulies; par consequent, lorsque la hache descend ou remonte, leChassis descend ou remonte aussi, proportionnellement, en conservant lem6me degre de tension, a la corde qui fait mouvoir l’axe de l’outil.
Pour que dans les differentes positions, plus ou moins inclinees, que la