PUBLiCATION INDUSTRIEU.E.
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Erreurs des stries. — Le compteur et le nonius combines avec lesstries seraient suffisants pour la graduation d’un plateau si les stries dtaientegales; I’expdrience prouve qu'elles ne le sont pas. Peuttetre la vis-taraud,en se frayant un passage dans !e metal, a-t-eile rencontre quelques parti-cules de matteres plus dures, telles que celles que l’on nomme des grains,qui l’ont forcee h passer au delä, ou ä rester en degä du chemin que lefilet aurait dü suivre. On ne voit rien d’inadmissible dans une teile suppo-sition; mais il est une autre cause d’inegalite qui, suivant nous, est plusreelle, et qui agirait encore sur une mattere homogene, parce qu’elle tientau mode nteme d’operation. Pour mieux developper notre idde, prenons unexemple : supposons qu’une premiere passe de striage vient d’Otre faite, etque par hasard un nombre exact, un nombre entier de filets; 5000 parexemple, ont ete traces sur le bord circulaire d’un plateau de 2 m 800 dediametre; nous disons traces, c’est-a-dire n’ayant pas la profondeur ddfi-nitive ä laquelle eiles doivent atteindre; on peut admettre que cette pro-fondeur totale doive dtre de 1 millimetre 1/2. Comparons maintenant ä5000 le nombre de stries que contiendrait une circonference dont le dia-mtetre ne serait plus que 2 m 797 ou 2“ 800 diminue de 3 millintetres, pourles deux profondeurs de 1 millimetre 1/2 du filet. On trouvera facilementpar le calcul que cette derniere circonference n’en pourra plus contenirque 4995. II faudra donc qu’en conlinuant !e striage il y ait absorption,si Ton peut ainsi s’exprimer, de 5 stries, ou de 1 strie ä chaque passe, sichaque passe se fait regulierement ä 1/5 de la profondeur demandee. Rienne s’opposant ä ce que l’operation soit ainsi conduite, suivons-en les con-sequences. Apres la premiere passe, il existait 5000 stries, et le taraud setrouvait revenu au fdet de depart. A la fin de la deuxieme passe, il n’y aplus que 4999 stries. Les dernjeres stries ont-elles detruit les 5000 pre-mteres, ou subsistent-eiles ensemble? Quelle que soit la suppositionadmise, nous disons que, si les premieres stries etaient egales, les dernieresne peuvent l’ötre. On voit, en effet, que les 4999 stries ont dü se trouverdistribuees sur les 5000, comme les divisions d’un nonius le sont relative-ment ä celle de sa regle, ou en d’autres termes que les nouvelles marquesä leur origine, et a leur point d’arrivee, se sont confondues avec les an-ciennes; qu’insensiblement elles s’en sont ecartees, et qu’au milieu de lacourse totale elles ont dü tomber au milieu des marques precedentes. Oril est evident que la le taraud a trace son sillon dans un terrain neuf; lä iln’a pu pdnetrer ä la möme profondeur, tandis que, vers le commencementet la fin de la course, obligü de faire un sillon prbs d’un autre deja trace,il a dü cüder h une tendance naturelle a retomber du cote oü il trouvaitune moindre resistance. Quel que soit donc le resultat de cette secondepasse, on voit que, ntetant pas faite avec les conditions d’uniformite quiprüsidaient au premier travail, il ne peut plus ütre le nteme; et il est facilede conclure qu’il y a eu creusement du plateau dans certaines parties de sonbord, qui a cesse d'etre circulaire. Cette deformation, il est tres-essentiel