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PÜBL1 CATION INDUSTRIELLE.
acier i, maintenu entre deux platines en fer j qui sont boulonnöes de chaquecöte, comme l’indique la coupe verticale fig. 1, et celle detaillee fig. 8. Cecoussinet d’acier doit recevoir le bout cylindrique d’une courte bielle enfer L, qui doit transmettre au porte-poingon un mouvement vertical alter-natif. Le goujon en fer h, qui depasse de chaque cöte de cette extremite,est ajuste dans les platines, afin que pendant l’ascension de la bielle, leporte-poingon se trouve entraine et s’eleve avec eile. Mais lorsqu’elie des-cend, c’est le coussinet qui regoittoute la pression, les platines ne fatiguentpas. La tete de cette bielle forme une bague cylindrique en deux partiesassemblees par des vis, et enveloppant exactement la partie extreme etexcentröe de l’arbre de couclie K. L’excentricite de cette partie est tres-petite, eile est calculee sur la plus grande course que doit avoir le poin-gon ; dans la machine de M. Gengembre, cette course est environ de 45millimetres. On sait qu’il faut toujours lui faire parcourir une hauteurplus grande que l’öpaisseur du metal, pour, d’une part, donner le temps äl’ouvrier de changer la feuille de cuivre ou de löle ä percer, et d’un autrecöte lui permettre de voir les points qu’il doit percer.
L’arbre de couche K est en fer de 11 centimetres de diametre; il estporte par des coussinets ajustes sur les parties elevees du bälis A; des cha-peaux en fer g, les recouvrent et sont boulonnes sur ces parties. Au boutoppose ä celui qui forme excentrique ou manivelle, est montee une granderoue droite en fonte J de 0“ 951 de diametre, et ä forte denture; eile estcommandee par un pignon I, qui ne porte que 22 dents et 0‘" 349 de dia-metre primitif. Ces dentures ont donc environ 25 millimetres d’epaisseur,et leur largeur n’est pas moins de 11 centimetres. Le pignon I est montesur l’arbre moteur B, qui est en fer comme le pröcddent, et porte de plusle volant H, fondu d’une piöce, et les deux poulies tournöes D W, dont unefolle. Le diamötre de ces derniöres est de 0 m 880, la largeur de leur janteest de 0 m 125, eiles regoivent leur mouvement d’un tambour de möme dia-metre, mais d’une largeur double, et qui est mu par la machine ä vapeur,moteur de l’atelier dans lequel l’appareil fonctionne.
Les tourillons de l’arbre B sont mobiles dans des coussinets en bronzequi ont öte ajustes sur des paliers en fonte «, dont l’un est boulonne sur unepartie avancee du bätis A, et l’autre sur une forte chaise en fonte C, äoreille, et ä nervure, assujöti par quatre boulons a ecrous sur un second deen pierre, qui l’elöve ä la hauteur convenable au-dessus du sol de l’atelier.
Systeme d’embrayage et de frein applique a l’appareil.— M. Gen-gembre a bien compris d’avance, en projetant l’execution de cette machine,qu’il ne pourrait y appliquer une simple fourchette comme on le fait assezgeneralement, pour faire passer la courroie de la poulie fixe sur la pouliefolle. La largeur de cette courroie etant tres-grande, car eile est environde 0 m 120 ä la partie qui enveloppe la poulie, on congoit que la pression surcette derniere, lorsqu’elle travailie, est considörable: un homme aurait doncde la difficulte ä debrayer en agissant par une simple manivelle ou poi-