RUBL1CATI0N INDUSTRIELLE.
137
gnde sur la fourchette. Le constructeur I’a prevu et a voulu l’eviter, enadaptant ä un Support en fonte G, qui vient se boulonner contre le seconddd en pierre, une cremaillere ou regle dentee F ä l’extremite de laquelleest la fourchette de debrayage E, qui forme une espece de bague oblonguepresque entierement fermee. Un pignon droit c qui fait corps avec unemanivelle placee sur un petit axe incline, engrene avec la cremaillöre,et la fait marcher soit ä droite, soit ä gauche. Cette disposition a un secondavantage, c’est celui d’ßtre sür de maintenir la courroie dans la positionqu’on veut lui faire occuper, sans crainte que dans le mouvement eile nepuisse glisser d’une poulie a l’autre.
Mais lorsqu’on veut arröter la machine, il importe souvent, surtout pourde certains percements, d’interrompre la marche du poingon presque subi-tement, sans quoi on risqucrait de percer des trous qui ne seraient pasexactement ä leur place. Or on sait bien que, tout en faisant passer la cour-roie de la poulie fixe ä la poulie folle, le mouvement ne serait pas immö-diatement arröte pour cela, ä cause de I’inertie du volarit qui est capable dele faire continuer pendant quelques instants, etparconsöquent d’entrainerles arbres B et K dans sa rotation. L’auteur a egalement prevu cet incon-venient, et, pour l’dviter, il a applique ä la circonference meme du volantun frein, compose d’une lame d’acier cl, qui d’un bout est fixee au sommetd’une petite colonne/, et, de l’autre, est assemblee ä charniere au boutd’un levier en fer e termine par une pedale, et qui a son point d’appui surune colonnette semblahle, mais plus courte que la precedente. En mettantle pied sur cette pedale , on fait appuyer le frein sur la circonference duvolant, et on sait qu’avec un tel moyen de frottement on est capable d’ar-reter un effort consid^rable.
Du CHARIOT QUI PORTE LES FEUILLES DE METAL A PERCER. — Lorsqu’onest oblige de transporter, ä bras d’hommes, les feuilles de forte töle ou decuivre que l’on veut soumettre ä l’action de la machine , on perd souventbeaucoup de temps pour les varier successivement de place et reconnaitreles points ou les marques qu’il importe de faire ä l’avance. On eongoitqu’avec un chariot bien dispose on peut dviter bien des temps perdus,surtout lorsqu’on a ä percer un grand nombre de trous qui doivent setrouver ä egale distance. Sous ce point de vue, la machine de M. Gen-gembre est d’autant plus interessante qu’il y a fait le premier l’applicationd’un chariot horizontal mobile, qui peut ä l’aide d’un seul homme trans-porter les feuilles sur toute leur longueur.
Ce chariot se compose d’une table en fonte Q, de 0“ 10 de longueur sur1“ 05 de large, et sous laquelle sont menagees des nervures ou saillies, dontles unes sont dress£es en dessous pour glisser sur des galets cylindriqueset verticaux t, et les autres sur le cöte pour frotter contre des galets hori-zontaux u. L’objet de ces galets est de maintenir la table nornseulementdans une position parfaitement horizontale, mais encore dans une directionqui soit constaminent rectiligne et perpendiculaire au plan vertical 1-2 qui