APPAREIL Dü NAYIRE A VAPEUR
LE V Aü TOUR,
DE LA FORCE DE 160 CHEVAUX,
CONSTUEIT POUR LA MARINE DE L’läTAT,
PAK
M. Ph. CäEWGEMBRE,
A INDKET.
(PLANCHES II A 14.)
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La construction des machines pour les bateaux ä vapeur est peut-ötreFurie des questions les plus importantes mises ä l’ordre du jour, depuisque le gouvernementa donne l’elan, en commandant ä plusieurs construc-teurs frangais des appareils de grande puissance. Nous pouvons dire, a Iagloire de notre pays, que si sous le rapport du nombre des navires enactivite, notre nation n’est pas au premier rang des principaux pays dumonde, du moins eile a coopei e largement, soit par ses inventions, soitpar ses perfectionnements, ä l’amölioralion des machines appliquees ä lanavigation a la vapeur.
Ainsi, depuis Denis Papin qui, des 1690, eutl’idee d’appliquer la vapeurä faire mouvoir les bateaux ; depuis M. Perier qui, en 1775, en construisitun dorit il fit I’essai; depuis surtout M. le marquis de Jouffroy qui en eta-blit sur une plus grande cchelle en 1778 d’abord, puis en 1781, on pour-rait citer bien des ingenieurs, bien des constructeurs fraugais qui se sontoccupes de cette importante question, et lui ont fait faire des progresreinarquables.
Nous nous empressons de rapporter ä ce sujet quelques faits qui ont etementionnes en 1841 dans le compte-rendu des travaux du comite de l’Uniondes constructeurs, pour confirmer d’une manifere eclatante la superioritedes mecaniciens frangais sur leur sol:
« Jusqu’en 1839, dix-neuf bateaux ä vapeur, de construction anglaise,munis de machines ä basse pression, exploitaient le transport des voya-geurs sur le Rhone . Leur force moyenne etait de 60 ä 80 cheveaux. LeIransport des marchandises avait lieu par le halage. Des entreprises se for-