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Tome deuxième
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merent alors pour transporter les marchandises en remonte au moyen debateaux ä vapeur de 120 ä 180 chevaux. Quatre bateaux auglais et qualrebateaux frangais entrerent en concurrence, et la superiorite de ces der-niers, quant au choix du systöme des machines, la vitesse de marche etl'economie du combustible, na pas un seul instant ete douteuse.

« La remonte du Rhin de Strasbourg ä IMle avait öte regardee jusquäpresent comme impossible; les bateaux construits en Angleterre avaientechoue dans leurs essais : ils sarretaient ä Strasbourg . Le problöme acependant etö resolu, des la premiöre tentative, par un constructeurfrangais, et une navigation sy est etablie de prime abord dans dexcel-lentes conditions. Ce constructeur avait acquis une grande experience parsa lutte avec les systemes etrangers sur dautres rivieres, snr la Seine par-ticulierement, oii il avait, aprös de grands efforts, assure la superiorite desmachines frangaises.

« Enfin Retablissement dune ligne de bateaux ä vapeur de Nancy äTreves , sur la Moselle et la Meuse , est une des plus hardies entreprisesdues au genie frangais; les constructeurs anglais et allemands, qui ontseme le Rhin de heiles et puissantes machines, avaient recule devant lesdifficultes dune navigation qui fait, pour ainsi dire, remonter les eaux dullhin jusque dans le cceur du territoire frangais. Ce sont les constructeursde Nantes et de la Loire qui ont resolu la difflcultö. »

11 ne nous appartient pas de faire ici lhistorique de toutes les ameliora-tions successives qui ont ete faites dans cette industrie, soit en France ,soit en Angleterre; cependant nous croyons quil convient de donner ladescription de quelques apparcils construits dans ces deux pays.

Nous avons rendu et nous aurons encore ä rendre compte des grandsappareils construits par MM. Cave, Gache freres, Mogeline freres, etc.,et nous sommes persuade davance, par les bonnes machines que ceshabiles mecaniciens ont döjä fournies au gouvernement et ä des societesparticulieres, que leurs appareils ne le cederont en rien sous le rapportde lexecution, ä ceux confectionnes ä lötranger. On sait aujourdhui queles moyens de bien faire ne manquent pas dans notre pays, seulemerit ilfaut vouloir. Et malheureusement ce vouloir narrive pas assez töt; il enresulte que nous sommes souvent en arriere, quoique nos ingenieurs etnos constructeurs aient, des premiers, donne lesidees primitives, les basesfondamentales.

Quoi quil en soit, les constructions de lfitat ont ete donnees ii peu presexclusivement aux ateliers frangais. Nous sommes persuade que ces douzemillions decommandesont ete un heureux dvenement, surtout aprös avoirvu de si pr6s le moment Tindustrie frangaise devait en etre sevröe. Lesconstructeurs ont compris, ont voulu comprendre que ces commandes de-vaient avoir pourconsequence de naturaliser la fabrication desgrandes ma-chines aussi completement en France quelle lest en Angleterre ; et ils ont,en raison de ces commandes, agrandi leurs ateliers, augmente leur outil-