PUBLICA! ION INDUSTRIELLE. 171
läge ; on estime que l’ensemble des döpenses faites ä cette occasion a excededeux millions.
En traitant aujourd’hui des bateaux ä vapeur, nous eommencerons äparier des derniers travaux de M. Ph. Gengembre dont la vie entiere a eteconsacree a l’ötude et a la construction des machines, et qui, dans les dixdernieres annees de sa belle carriere, s’est principalement occupe des ap-pareils appliques ä la navigation ä la vapeur. Parmi ces appareils, nousciterons VAfricuin , bateau de 40 chevaux, dont les machines sont ämoyenne pression, saus condensation ; le Pelican, navire de 160 chevaux,monte en 1830 etcompose de quatre machines accouplees, et dontchaquecouple commande une paire de roues; le Vaulour, que nous allons decrire,et dont les machines, qui ont chacune une puissance de 80 chevaux, sontaussi entierement de sa composition (1).
Si cet appareil, qui date dejä de plus de quinze ans, n’est pas aujourd’huien premiere ligne sous le rapport de sa bonne disposition et surtout de lafacilite de la manoeuvre, il prouve au moins que son auteur etait unhomme de genie, qui, s’il avait vecu, aurait dote son pays de veritables etbonnes machines franijaises.
On doit encore ä M. Gengembre le projet d’un appareil ä quatre cylin—dres, portes sur une seule plaque de fondation et disposes de maniere quechaque couple recevait la vapeur par un seul tiroir de distribution. Lestiges des pistons, reunies par des traverses, communiquaient leur mou-vement par des triangles ä l’arbre moteur des roues. Le principal but de1’auteur, en projetant un tel appareil sur une puissance de 220 chevaux,etait de lui faire occuper moins de place dans le navire et aussi d’en reduirenotablement le poids et les dimensions des cylindres a vapeur. 11 n’avaitqu’une seule pompe ä air placee au centre möme de l’appareil. Une reduc-tion du trace original de ce projet, signee par M. Ph. Gengembre m6me,et dat6e de fövrier 1834, ä Indret, a ete publiee en 1840 dans un bulletinde la Societe d’Encouragement. On s’occupe depuis quelques annöes, enFrance et en Angleterre, de projets analogues, et il est probable qu’avantpeu il sera mis ä execution dans ces deux pays.
DESCRIPTION DE L’APPAREIL DU VAUTOUR.
PLANCHES 11, 12, 13 et 14.
Apercu general. — Lors du projet de l’etablissement de cet appareil,sur la demande du ministöre de la marine, le probleme que M. Gen-gembre eut ä resoudre fut celui de composer des machines dont la puissanceput ötre, a volonte, augmentee ou diminuee selon la resistance de chaque
(t) Nous devons ä Tobligeance de madame Gengembre, d’avoir bien voulu nous communiquer tousles dessins de cet appareil, et ä M. Mangcon, qui l’a monte et conduit peudanl phisieurs mois, lesdocumenls precisqui nous ont serviäla description que nous avons essaye d’en donner, avec lesobservalions judicieuses que cet habile mecanicien nous a adressees.