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PUBLICAT10X INDUSTRIELLE.
etat de la mer. II adopta, ä cet effet, un Systeme de delente variable de lavapeur. Ce Systeme est souvent difficile ä appliquer, surtout dans les ma-ehines de marine d’une forte dimension, ä cause de la plus grande com-plication qu’exige le mecanisme.
La premiere disposition que M. Gengembre construisit d’abord pourproduire cette dötente variable, n’est pas celle qu’il adopta plus tard, ilcraignit qu’elle ne püt rösister aux chocs qu’elle eprouvait. Le dernier mö-canisme, qui est celui represente sur les dessins (pl. 13), remplit bienl’objet de donner une detente variable; mais, nous devons l’avouer, il estassez complique, et il ne permet de marcher ä expansion que jusque versla moitie de la course du piston.
M. Gengembre crut devoir etablir deux paires de tiroirs h chaque cy-lindre; les deux premiers pour admettre et intercepter la vapeur, et lesdeux autres pour la livrer au condenseur pendant toute la course du piston.11 donna ä ces tiroirs une forme cylindrique creuse, pour que la vapeur,venant occuper son interieur, puisse egalement presser sur tous les pointsde sa surface. 11s exigent alors une grande justesse dans leur boite, et poursuppleer soit ä l’usure soit au defaut d’execution, il dut necessairementdisposer des coins qui permissent de les regier a volonte.
M. Gengembre voulant eliminer la lourde charpcnte en fonte sur laquellereposent ordinairement les axes des roues, et qui seit de Mtis a tout l’ap-pareil, prefera accrocher ces axes au pont du navire, en les soutenantpardes colonnes. Comme i! prevoyait une certaine flexion de la part des piecesde charpente en bois contre lesquelles il dut s’appuyer, il fit des articula-tions en haut et en bas de ces colonnes, alin de leur permettre un petitmouvement dans le sens longitudinal du navire. Avec cette disposition iladopta le Systeme de balancier et de Parallelogramme d’Oliver Evans . Nousdirons plus loin les inconvenients que presente une teile disposition.
Les chaudieres ä vapeur qu’il appliqua ä son appareil sont cylindriqueset renferment un certain nombre de tubes, dont les plus petits n’ont pasmoins de 0‘ n 080 de diametre. Cette disposition lui a permis d’avoir ainsiune grande surface de ehauffe sous le moindre volume possible. Ces chau-dieres, au nombre de six, sont entierement en cuivre et sont chauffeespar quatre foyers places dans l’iriterieur meine de celles införieures. Ellesdevaient marcher ä une pression de 2 atmospheres.
On sait que l’eau de la mer contient environ 0,035 de son poids de dif-ferents sels, et comme l’evaporation n’enleve que l’eau seulement, il estevident que, la dissolution devenant de plus en plus concentree, il y auraitbientöt Saturation et depöt si l’on n’extrayait de temps a aulre une partiede cette eau surchargee, pour la remplacer par de nouvelle. Le moyengeneralement employe ä cet effet est de laisser öchapper par un robinet,toutes les deux heures, par exemple, une certaine quantite d’eau, teilequ’en son volume eile contienne autant de sels qu’il en arrive dans un vo-lume triple du sien dans la chaudiere. Cette maniere d’operer a le defaut,