PDBLJCATJON INDUSTRIELLE.
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d'uiie part, de produire des ehangemenls de niveau trop brusques et consi-derables dans la chaudieie, et de l’autre d’occasionner des oublis dange-reux. M. Gengembre, voulant eviter cos inconvenients, se proposa d’etablirun ecoulement continu, ou du moins coutinuel avec de petites inter-mittences, par le mouvement meine de sa pompc alimentaire. Nous expli-querons ringdnicux appareil qu’il a coniju pour remplir ce but et qui, s’iln’a pas eu tout le sucees desirable, prouvc au moins combien cet espritinventif travaillait pour arriver ä l’amelioration des maehines.
Les deux maehines dont se compose l’apparcil du navire le Vautour sontexactement semblables et en eommunication par l’arbre des manivelles; ilnous sutiira donc de decrire l’une d’elles, teile de babord, par exemple,qui est vue en projection verticale surlapl. 13, en coupe longitudinale surla pl. 11, et en plan fig. 9, pl. 14.
CYLINDRE A VAPEUR ET T1ROI15S DE DISTRIBUTION. — Le Cylindre avapeur a exactement le meine diametre (l m 22 intdrieurement) que celuides maehines du navire le Sphinx, quoique destinö ä recevoir de la va-peur a une pression sensiblernent plus elevee que dans ces dernieres. Ainsi,au mnximum de marche de l’appareil, cette pression est mesuree par unecolonne de mercure de 75 centimelres en sus de la pression atmosphe-rique. Ce cylindre a vapeur, represente en A sur les fig. 1,2, 8 et 9,penetre par sa partie infeiieure d’une certainc quantite dans la plaque defondation C, sur laquelle il est solidementboulonne. Le fond de ce cylindreest fondu avec lui et se trouve rcnforce par des nervures extdrieures. Unelarge ouverture centrale y a dte menagee pour donner passage ä l’arbrealesoir; cette ouverture est fermee par le bouchon en tonte a qui s’ytrouve mastique.
De cliaque cöte, en regardant vers l’avant du bdtiment, sont les boites dedistribution et d'evacuation B et B' (fig. 2). L’une, la premiere B, contientles tiroirs ä vapeur b qui interceptent ou etablissent la eommunication avecle cylindre par les orifices d’introduction //, ils sont reunis par une mtSmetige verticale c. La seconde B' renferme les tiroirs au vide b 2 , d’unedimension plus grande que les precedents, et par lesquels les orifices P,egalement pratiques aux extremites du cylindre, sont mis en communica-tion avec le condenseur. Ces tiroirs sont aussi lies ä une möme tige ver-ticale c', par laquelle ils regoivent leur mouvement alternatif.
On voit par la coupe transversale, fig. 3 (pl. 12), et les details, fig. 4 et 5,que les boites et les tiroirs sont cylindriques. Les premieres sont en tontede fer, alesees dans une partie de leur hauteur; les derniers sont en bronzeet tournes avec soin a l’exterieur. Le constructeur, voulant prevenir ledefaut accidcntel de justesse dans l’execution, ou de l’usure apres un cer-tain temps de travail, composa chacun de ces tiroirs d’un anneau cylin—drique d’dgale epaisseur, et fendu suivant une generatrice (fig. 5 et 6,pl. 12). Dans cette fente il a introduit un coin d ’, portant une oreille traver-see par une vis de pression, a l’aide de laquelle on tend ä ecarter les deux