DITISLICATION INDUSTRIELLE.
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et sur laquelle repose un plateaa circulaire qui forme la base de la poignee.Cette disposition tres-simple eut cependant un inconvenient trbs-gravedans l’une des premieres traversees du navirc de Toulon ä Alger : sur leplateau de la soupape de la macliine de tribord s’dtait engage un morceaude charbon de 5 a 6 millimetres de diametre, qui tenait la soupape levee,de sorte que l’eau en sortait et l’air y entrait. De möme, sous celui de lasoupape de babord, il s’en trouvait deux morceaux de intime grosseur. Lafig. 10 (pl. 14), montre bien comment ces morceaux etaient pris. Quandon passe Ie cbarbon des soutes de l’avant aux fourneaux, il s’en amasseune grande quantite au pied de rechelie, et comme on est oblige de mar-cher dessus, il se brise et s’introduit dans les plus petits espaces; le plateaude la soupape ne portnnt pas fortement sur la plaque de fondation, alinque cette soupape ne soit pas genöe, cette contrariete est presque inevi-table. Sans la presence d’esprit de M. Mangeon, qui etait alors a bord dunavire, cet accident eut pu devenir tres-grave; car on corifoit sans peineque les macbines ne fonctionnaient plus, ä peine pouvaient-elles faire 3 a4 tours par minute. Aussitöt que ces obstacies furent leves, les soupapesfermees, les macbines prirent leur elan. On voit donc combien il est degrande importnnce de veiller aux soupapes de purgation, pour qu’elles nelaissent aucune fuite pendant la marche de l’appareil. Pour eviter l’incon-v6nient que nous venons de signaler, M. Mangeon proposa alors de refairele guide de la soupape en appliquant un mancbon qui s’emboite exactementsur la bague comme l’indique la fig. 11, pl. 14.
Transmission de moüvement. — Sur le sommet de la tige du piston ävapeur est ajustee une douille en fonte/ 2 et tenuepar des clavettes; cettedouille est munie de deux coussinets de bronze / 3 , qui entourent letou-rillon G', par lequel la tige est assemblee aux deux balanciers en fer cor-rove G. M. Gengembre, voulant eviter la disposition des balanciers placesa la partie inferieure des macbines, crut devoir adopter le Systeme d’Oliver Evans , dans lequel le balancier n’a aucun point fixe; et lorsqu’il est conve-nablement guide, son exlremite, ä laquelle on attacbe directement la tigedu piston, decrit sensiblement une ligne droite dans la longueur de lacourse.
Mais il faut que les balanciers soient soutenus ä l’autre extremite par uncbässis mobile H, qui peut legerement osciller sur son axe inferieur li,afin d’obeir au petit moüvement de translation que les balanciers prcnnentpendant la marcbe. L’axe inferieur du chässis est porte par des paliers //,munis de coussinets et fixös sur la partie du condenseur qui forme le pro-longement de la plaque de fondation (fig. 1). L’axe superieur h- est ega-lement regu par des coussinets dont le Chassis est muni a son sommet, maisil est fixe avec l’oeil des balanciers. Le parallelisme de ces derniers estmaintenu par des bandes de fer rigides g, qui se boulonnent enlre eiles.Hs sont traverses au milieu de leur longueur par un axe en fer f", terminepardestourillons, sur lesquels s’assemble par articulation le bout des liensu... 1*2