PÜBLICATION INDUSTRIELLE.
179
comme nous l’avons dit plus haut, la lourde charpente en fonte sur laquelleon fait ordinairement reposer les coussinets des arbres de couche, et quiaugmente notablement le poids des machines. II dutmenager des articu-lations vers les deux extremites de ces colonnes, comme l’indiquent lesfig. 1 et 8, afm qu’elles puissent au besoin devier un peu dans la longueurdu bätiment. Mais queiles que soient les precautions prises dans la con-struction de ce Systeme, il ne presente point toute la solidite desirable etqui est reconnue d’une si grande importance pour des appareils de cettepuissance. Ainsi, dans les forts coups de roulis, « j’observais souvent, dit« a ce sujet M. Mangeon , le mouvement lateral du pont par rapport ii la« carene, et jatrouvai qu’il etait parfois de 1 centimetre 1/2. Les arbres y« etant fixes, il arrivait que les grandes bielles etaient tirees de cette quan-« tite ä droite et a gauche, ce qui les faisait coincer sur les boutons de« manivelles et les faisait echauffer constamment. »
Le tourillon des arbres 0' qui se trouve du cöte des manivelles est d’uneforme spherique, et se meut dans un coussinet egalement spherique, afind’obvier ä l’inconvönient qui pourrait se präsenter si les axes ne conser-vaient pas exactement leur direction rectiligne.Toutefois cette disposition,qui est d’une execution plus difficile, n’est pas sans inconvönient; ainsi, ilest arrive que l’huile que l’on verse dans le godet du chapeau, trouvantpassage entre celui-ci etle coussinet, filtrait h travers, Sans se rendre autourillon; et comme le coussinet fait toujours un mouvement, il engageencore l’huile ä couler de cöte, alors il fait limaille et finit par s’echauffer.Pour eviter cet inconvönient, M. Mangeon a propose ä M. Gengembre defondre avec le coussinet un conduit traversant le chapeau et recevantl’huile ou le suif directement (1). Les autres tourillons des axes sont touta fait cylindriques, et leurs coussinets de möme. Tous ces coussinets sontrecouverts par les chapeaux en fonte i, qui sont solidement retenus sur leschaises pour quatre boulons ä doubles ecrous. M. Gengembre parait avoiradopte ces doubles ecrous sur toutes les parties des machines qui sontsusceptibles de fatiguer beaucoup dans leur mouvement. Cependant ilarrive encore parfois qu’ils se desserrent; pour eviter cet inconvenient, ilest toujours plus sür d’adapter des freins qui empechent les ecrous de sedetourner.
Les pieces de charpentes qui composent le pont du bätiment sont soli-dement reliees entre eiles par des entretoises P 2 (fig. 8), qui sont ftletöessur plusieurs points afin de recevoir des ecrous au moyen desquels onserre fortement les plateaux de fonte i', qui s’appuient lateralement contreces piöces. Les deux machines sont aussi reliöes par les tirants P 3 , qui se
(4) On met quelqnefois un peu d’essence de ler^benthine dans l’huile qui doit servir au graissagedes machines, afin qu’on ne soit pas lenle d’en manger, mais il imporle de ne pas en metlre trop,pour qu’elle ne brüte pas dans les coussinets, ce qui est arrivö dans une travers^e du Vautour , dansun moment surtout oü les coussinets s’öchauffaient, et oü il a fallu remplacer l’huile par du suif, quine s’est pas consommö de raeme,