PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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pour but de n’introduire la vapeur que dans le voisinage du point mort. Onavait remarque, il est vrai, que ce recouvrement donnait naissance ä unevdritable detente; mais tout en rcconnaissant cet avantage, on le regardaitcomme une consequence heureuse de la disposition adoptee, et Ton nefaisait aucun effort pour l’accroitre.
C’est en cela que les dispositions proposees et appliquees par M. Clapey-ron se distinguent nettement du mode de regiement connu sous le nomd ’avancedu tiroir. La dEtente, acceptee jusqu’älui comme une consequence,il se l’est proposee comme un but, et il est effectivement parvenu ä l’ac-croitre notablement sans employer aucun nouvel appareil, et sans riencbanger aux conditions essentielles de l’admission et de l’echappement dela vapeur.
Revenons maintenant aux quatre periodes que nous avons distingueesdans le mouvement direct et retrograde de l’une des faces du piston. 11 estevident, ä priori, que la pEriode d’admission doit avoir son origine au mo-ment oü le piston commence sa course, et se terminer lorsque la quantitede vapeur introduite est celle que comporte la puissance evaporatrice dela chaudiere.
La periode de detente, au premier abord, semble devoir sc terminer äl’instant oü la vapeur dilatee n’a plus qu’une tension egale ä la pression del’atmosphere ou ä celle du condenseur; mais ici interviennent deux consi-derations pratiques qu’on ne saurait abstraire : d’abord on ne peut accroitrooutre mesure les dimensions du cylindre, et ensuite, pour les locomotives,il faut conserver a la vapeur s’echappant dans l’atmosphere une pressionsüffisante pour accclerer son Evacuation, ou, comme le croient les prati-ciens, pour activer convenablement le tirage. Afm de tenir compte de cesrestrictions, on peut dire que la periode de detente doit avoir lieu pendantlaplus grande fraction possible de la course du piston. La periode d’Echap-pement doit se terminer ä l’iristant meme oü la face du piston que l’on con-sidere, a atteint le terme de son mouvement direct; neanmoins, on peutavec avantage sacrifier quelque chose de la rigueur de ce principe, dans lebut de diminuer la capacite du cylindre, et assigner pour condition que latroisieme periode se termine lorsque le piston, dans son mouvement retro-grade, ne s’est encore eloigne que de fort peu du point mort. Enfin laperiode dite de compression doit se terminer ä l’instant oü le piston achüvesa double course.
Teiles sont les conditions que doit remplir une bonne distribution. Onpeut y satisfaire äl’aide de plusieurs appareils connus depuis longtemps, etqui ont l’avantage de procurer une detente variable; mais ces appareilsajoutent une nouvelle complication dans la locomotive oü une extremesimplicite est plus desirable encore que pour toute autre machine ä vapeur.Or, l’appareil ordinaire de distribution nomme tiroir renferme plusieursElements indetermines; ne serait-il pas possible d’en disposer de maniereä remplir les conditions que nous venons d’enoncer sans ajouter aucun