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PUliLlCATiON INDUSTiUELLE.
nouveau mecanisme? Voilä le probleme que s’est pose M. Clapeyron .
Mais pour satisfaire ä quatre conditions, il faut pouvoir disposer de quatrevariables; l’appareil de distribution les fournit-il? c’est ce qu’il imported’examiner. Supposons le tiroir au milieu de sa course; la lumiere qui com-rnunique avec le cylindre est alors recouverte par la bride du tiroir qui,dans le cas le plus general, depasse la lumiere des deux cötes: du cöte dela vapeur cet excedant porte le nom de recouvrement exterieur; du cöte ducondenseur ou de l’utmosphere, on peut l’appeler recouvrement interieur.Ces deux recouvrements sont ä la disposition du constructeur. Ce n’est pastout : l’excenlrique qui commande le tiroir peut ötre diversement placepar rapport au bras de la manivelle; voilä une troisieme variable dontonpeut encore disposer, mais lä cesse toute indetermination. Ainsi il n’existeque trois variables pour satisfaire ä quatre conditions; ces trois variablessont: le recouvrement exterieur, le recouvrement interieur, et l’anglc quifixe l’axe de l’excentrique,
Des quatre conditions ä remplir il fallait donc en sacrifier une, et conse-quemment rechercher avec soin les trois conditions qui influent le plus surla marche de la machine. La discussion necessaire pour atteindre ce butfait partie du memoire de M. Clapeyron . Nous devons nous borner ici äindiquer les resultats pratiques auxquels cet ingenieur a ete definitivementconduit.
Dans la machine le Creusot , sur laquelle eurentlieu les premieres expe-riences, et dont le nouveau mecanisme fut commence en mai 18V0, lerecouvrement exterieur fut porte ä 0 m 03 ou auquartdela course du tiroir,le recouvrement interieur ä 0 m 018, et l’angle compris entre l’axe de lamanivelle et celui de l’excentrique ä 55°. Avec ces dispositions, et, commel’auteur le fait voir, ä l’aide d’une construction geometrique fort simple,la periode d’admission cesse quand le piston a parcouru les 0,7 de sa course.La periode de detente finit aux 0,96, la manivelle faisant alors un anglede 19° avec la position correspondante au point mort. La periode d’eva-cuation dure jusqu’ä ce que le piston ait atteint les 0,79 de sa courseretrograde. Lä commence la periode de compression, qui se termine aumoment oü la communication avec la chaudiere s’ouvre de nouveau, etlorsque le piston a presque atteint le point mort, la manivelle n’en etantseparee que d’un angle de 6°.
M. Clapeyron admet dans son memoire que dans la quatriöme periode,la vapeur, d’abord ä la pression du condenseur, peut se comprimer sans seliquefier, ä cause de la haute temperature que doivenl conserver les paroisdu cylindre dans les locomotives. Il etait ä desirer que ce fait remarquablefüt verifie par des experiences directes. C’est ce que vient de faire M. Cla-peyron , ä l’aide de l’indicateur de Watt (1) : la courbe tracee par l’instru-ment justifie toutes ses previsions.
(1) Voir la description et les iraces de cet indicateur dans la derniöre livraison du ni e voi. de ceRecueil.