Band 
Tome deuxième
Seite
189
JPEG-Download
 

PUBLICATIOX INDUSTRIELLE.

189

Cctte compression, dont lexistence cst maintenant constatöe, semble aupremier abord devoir reduire 1c travail utile de la vapeur employee, et ilparait möme que cette considrration a empöche les constructeurs d'aug-menter convenablement les recouvrements du tiroir. Mais, comme lc faitobserver M. Clapeyron , il ny aura inconvenient que si la vapeur com-primee acquiert une tension superieure ä celle de la chaudiere : si cettelimite nest pas depassee, et seulement atteinte, il arrivera quau commen-cement de la periode dadmission, lespace que Ie piston laisse libre älextremite du cvlindre, et les conduits qui y aboutissent, renfermerontuu fluide ä la pression de la chaudiere; la consommation sera donc reduitedu poids de la vapeur qui, dans lhypothese ordinaire, eüt du remplir cesespaces, auxquels on pourra toujours donner une capacite süffisante pourquil en soit ainsi.

Si Ton compare la disposition adoptee par M. Clapeyron ä ce qui avaitete fait par ses devanciers, on remarquera quil ne change rien aux epoques doivent commencer les periodcs dadmission et dechappement, maisquil profite dune indetermination qui reste encore, pour accroitre ladetente dans les limites pratiques. Le succes obtenu dans la machine leCretizol le porta a pousser plus loin encore la detente dans dautres loco-motives, la vapeur est maintenant interceptee aux 0,65 de la coursedu piston.

Dans le materiel des chemins de fer de Saint-Germain et de Versailles (rive droite), le nombre des locomotives modifiees dapres cette theoriemonte actuellement a treize. Le diametre des cylindres a ete porte de13 pouces ä 15 pour sept de ces machincs, et de 11 pouces a 13 pour lessix autres. Dans toutes, leffet utile sest accru de 40 ä 50 pour cent. Laconsommation a etö reduite, mais cette diminution doit etre attribueeen partie a dautres causes que lemploi de la detente. Le mode de distri-bution ou de ddtente fixe, invente par M. Clapeyron , sest introduit,depuis plus de rleux ans, dans la plupart des ateliers lon construit etrepare les locomotives.

Avant ce perfectionnement, les fortes locomotives du chemin de fer deVersailles (rive droite) ne pouvaient franchir la rampe de 1/200, quiexiste sur 18 kilometres du parcours total, quavec un convoi de huitwagons. Aujourdhui les mdmes machines, modifiees dapres la theorieactucüe, sans consommer une plus grande quantite de vapeur, con-servent la vitesse normale de 4 myriamötres ä lheure en töte dun convoide douze wagons, ou dun poids total de 75 tonnes, et cela sur une rampeascendante, que son inclinaison, et surtout sa longueur, rendaient trös-difficile.

Certes il y a lieu de setonner quun resultat aussi important que celuidaugmenter de 40 ä 50 pour 100 le travail utile dune möme quantite devapeur ait ete obtenu par quelques millimetres de plus donnös aux rccou-vrements des tiroirs, appareil qui occupe une si petite place dans une loco-