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Tome deuxième
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PÜBLTCAT10N INOCSTU1ELLE.

Sans enumerer les differents avantages qui resulteraient de pouvoir seservir des voiles en mer, le premier cas que nous venons de citer est assezimportant pour meriter quelque consideration.

Retirer promptement les aubes des roues serait certainement le meilleurmoyen ; mais quand ces dernieres sont, par le roulis, alternativement etcompletement, de seconde en seconde, plongees dans la mer; que lescharpentes et les cloisons qui les entourent sont brisees et arrachdes, on nedoit plus songer ä exposer des hommes pour faire cette Operation , car ceserait vouloir leur perte.

Dun autre cöte, etablir un mecanisme par lequel on puisse, du pont oude linterieur du navire, remonter les aubes vers les centres des roues,devient tout a fait impraticable, ä cause de la complication et de la soliditdquil exige : 1° par laction energique des machines, 2° par laction corro-sive de leau de la mer.

Toutes ces considerations font reconnaitre que le moyen le plus sage estde pouvoir desarticuler les roues des machines, et de les laisser tournerlibrement, quoique leur inertie et les frottements de leurs axes soientencore une cause de ralentissement. Cependant, avant de sarröter ä cedernier moyen, M. Mangeon a voulu se rendre compte des pertes de\itesse que le navire eprouverait dans cette circonstance; il est arrivd hdes resultats curieux que nous sommes bien aise de rapporter dans letableau suivant:

Tableau des vitesses acquises par le navire suppose dans les trois etatsdifferents et pousse par un meme vent:

Sans aubes.

Avec roues libres.

Avec aubes fixes.

9 milles ä lheure.

8,80 milles ä lheure.

3,50 milles ä lheure.

8

» Ö

7,78

» »

3,00 » »

7

» »

6,76

)) ))

2,50 » »

6

» »

5,74

» »

2,00 » »

5

» »

4,72

Ö )>

1,75 » »

4

)) »

3,70

» ))

1,00 » »

Ce tableau fait voir que les pertes de vitesse avec les roues libres ne sontpas ä comparer avec celles eprouvees par les aubes fixes.

« Mes observations, nous dit ä ce sujet M. Mangeon, eussent cependantdte trop peu preponddrantes, pour me decider ä faire un desembrayage, siquelques officiers distingues de la marine ne meussent autant sollicite ä lefaire. Je regrette que celui que le ministre de la marine a fait construiresous mes soins chez MM. Derosne et Cail, a Paris , ait etd renvoye depuisplusieurs annees dun navire ä lautre. Je croyais que delinitivement iltrouverait place sur des machines construites ä Indret, mais je nen entendsplus parier.»

Quoi quil en soit, nous avons cru quil ne serait pas moins interessant