PUBLIC ATION INDUSTRIELLE.
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pour nos lecteurs de connaitre le möcanisme congu par cet ingenieur. IIest representö sous differentes faces, sur les figures 16, 17, 18 et 19 de laplanche 14.
La fig. 16 le montre en elevation, vue de face du cöte de la manivellemotrice.
La fig. 17 en est une projection laterale avec la manivelle et la töte de labielle.
On a supposö dans ces figures que les deux pieces principales sontcelles d’une machine d’un bateau construit sur le Systeme du Sphinx,parce que l’appareil execute devalt ötre en effet applique sur l’un de cesbateaux.
La fig. 18 est une coupe verticale par l’axe du möcanisme.
Et la fig. 19 une section horizontale faite ä la hauteur du bouton de lamanivelle.
L’auteur a remplace l’une des manivelles, celle placöe sur le bout del’arbre O', qui porte la roue ä pales, par un double plateau en fonte N'. Lagorge circulaire, formöe entre les deux joues de ce plateau, est en partieembrassee par une bride en fer rond V, dont les deux extremites sont file-töes et traversent les forts ecrous e. La circonference exterieure des deuxjoues du plateau est armee de dents triangulaires tres-obtuses, dans les—quelles s’emboitent exactement celles du frein F, qui est construit en ferforgö. Ce frein embrasse les joues dentees sur un quart de leur circonfe-rence; par consöquent, quand il en est completement rapproche, commeon l’a suppose sur le dessin, on peut dire que sa liaison avec le plateauest intime, et qu'ils ne font exactement qu’un seul corps, disposition tres-essentielle, dans le cas d’une machine tres-puissante, pour qu’il n’y aitpasglissement, ce que Ton pourrait craindre dans le cas de deux surfaces unies,comme un frein ordinaire embrassant une simple poulie. Nous croyonscependant que ce dernier Systeme a ete tente.
La partie superieure du frein dente presente une ouverture quarreedanslaquelle sont ajustes deux coussinets de bronze c, qui regoivent l’extremitedu bouton M' de la manivelle. Une forte vis de pression V, taraudöe dansle milieu du chapeau en fer C qui recouvre 1’ouverture, est destinee ä fairebaisser ou soulever le frein, en s’appuyant sur le bouton. On congoit eneffet que la manivelle N, recevant un mouvement de rotation de la machinepar la bielle M, si l’appareil se trouve dans la position qu’on lui a donnöesur le dessin, le frein ötant baisse et par consöquent solidaire avec le pla-teau, celui-ci se trouvera entraine dans cette rotation, et l’arbre 0', surlequel il est solidement fixe par trois clavettes, tournera aussi avec lui.Mais si on fait tourner la vis V apres avoir desserre prealablement les ecrousde la bride B, le Systeme etant dans la direction verticale, comme le bou-ton M', qui est fixe dans le manneton de la manivelle par une clef, nepeut övidemment pas oböir ä cette pression, c’est-ä-dire qu’il ne peut pasdescendre, il faut de toute necessite qu’elle souleve le frein, et par consö-