NOUVEAU MOULIN HORIZONTAL
A CINQ CYLINDRES,
POUR ECRASER LA CAME A SUCRE,
JPar M. »TI MUS,
FONDEÜR ET CONSTRDCTEUR DE MACHINES ET D’APPAREILS ,
AD HAVRE.
(PLANCHE 21 .)
La conformation de !a canne h Sucre n’exige pas que, pour extraire lejus, on dechire prealablement les cellules qui le renferment, comme onest obligd de le faire pour les betteraves et d’autres racines; une pressionconvenablement exercee peut sulfire pour le faire sortir. A cet effet, lesCannes sont fortement pressees, et en quelque sorte laminees en passantsuccessivement, plusieurs fois, enti’e des eylindres disposes comme ceuxd’un laminoir.
Les premiöres machines qui furent faites pour cette extraction, dans noscolonies, ötaient des eylindres verticaux en bois dur du pays; on entaillaitdans l’arbre möme des dents, pour communiquer le mouvement. Leseylindres sont au nombre de trois, montes sur des culs-d’ceuf ou pivots :celui du milieu regoit son mouvement de l’arbre d’un manege, ou del’arbre d’uu moulin ä vent, et le communique aux deux autres.
Les premieres ameliorations qu’on leur fit subir consistaient dans l’adop-tion de chemises, ou eylindres en fonte, ä cannelures etroites etpeupro-fondes; on les calait sur les arbres en les centrant le mieux possible; onadopta par la suite des arbres ou pivots en fer forge que l’on calait de lamöme maniere; plus tard encore on finit par fondre ces eylindres avec descroisillons en les tournant sur l’arbre et en y ajoutant des pignons fondus;mais il y a encore tres-peu de ces dernieres ameliorations de faites au-jourd’hui ä ce genre de moulins.
Le travail se fait par un riegrc qui rceoit une brassee de Cannes qu’ilpasse dans un des deux eylindres verticaux, et une plaque cintrde, que l’onappelle bagassiere, l’oblige ä revenir dans l’autre cylindre; mais ce tra-vail, quand bien mDme ce moulin serait juste, est trös-difficile puisqu’on