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Tome deuxième
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PUBL1CATI0N INDUSTRIELLE. 269

modifications utiles, notamment les chaudieres en cuivre, a fond presqueplat; il en resulta de grands avantages.

Le chauffage a toujours lieu avec la bagasse ou les Cannes epuisees;cestle seul combustible qui soit, en göneral, ä la disposition des colons, et en-core est-il peu abondant.

Louverture des foyers et cendriers est au dehors de latelier, dans desgaleries ouvertes, afin deviter lencombrement et linconvenient de lapoussiere. Ordinairement deux negres sont employes exclusivementä char-ger la bouche dun foyer et ä apporter la bagasse utile.

Dans chaque sucrerie, il y a deux equipages de chaudieres composeschacun de cinq chaudieres, dont les bords superieurs sont au mdme niveauet qui sont chauflees par un seul foyer,

M. Nillus, ayant observe que la bagasse produitune flamme tres-longue,qui parcourt tous les conduits des fourneaux devaporation, et sechappememe encore par la bouche de la cheminee dappel, a congu quon pouvaiten tirer parti pour chaulfer aussi les generateurs a vapeur, en möme tempsquelle chautferait les chaudieres devaporation. Il a donc, dans lun de sesbrevets de perfectionnement, decrit une disposition qui permet de mieuxutiliser le combustible, et par suite de repandre les moteurs ä vapeur.

La premiere de ces chaudi&res devaporation, celle qui est le plus eloi-gnee du foyer, se nomme la grcinde; eile oflre plus de capacite et est con-stamment employee ä la defecation.

Celle qui suit est appelee la propre, parce que le suc y est ordinairementplus depure.

La troisiöme est dite le flambeau, parce quon suppose que se mani-festent les caracteres qui doivent guider sur la necessite dajouter de nou-veaux agents de defecation; tels que la chaux, la lessive, etc.

La quatrieme se nomme le sirop , parce que le vesou y est plus con-centre.

La cinquieme a ete nommee la balterie, parce que, durant la ernte , onest quelqnefois oblige de battre avec lecumoire le sirop qui monte.

COMPOSITION CHIMIQUE DE LA CANNE A SUCRE, PAR M. PLUGOT.

Nous croyons que, pour completer les renseignements que nous venonsde donner sur les appareils de fabrication de la canne ä sucre des colonies,il ne sera pas sans intdrüt de faire eonnaitre les experiences de M. Peligot ,sur la composition chimique de cette plante.

« On peut, dit cet habile chimiste dans le Memoire quil a publie en 1840,representer la composition du vesou venant de la Martinique par les nom-bres suivants:

Sucre . 209,0

Eau. 771,7

Sels mineraux. 17,0

Produits organiques. . 2,3

= 1000,0