PUBLI CATION INDUSTRIELLE.
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qu’il est dissous dans une moindre quantite d’eau, les conditions sont rcm-plies de maniere ä brüler, ä carameliser une portion considerable de Sucre .Ces dispositions irrationnelles, et surtout la perte de vesou qui se fait lorsde l’öcrasement des Cannes , expliquent comment les fabricants de surreobtiennent tout au plus, pour 100 de Cannes , 8 ä 6 de sucre brut et 2 ä 3 demelasse, tandis que cette plante contient 18 pour 100 de sucre pur.
« Sans prätendre qu’il faille appliquer ä cette industrie les appareils decuite plus ou moins ingenieux qui ont ete inventes en France , ni mömequ’il faille renoncer ä l’action direcle du feu sur les chaudiäres d’evapora-tion, je crois, dit encore M. Peligot , qu’on obtiendrait dejä une ameliora-tion sensible dans le rendement en sucre, si l’on arrivait ä etablir inverse-ment la disposition des appareils actuels; en portant rapideraent le vesou äl’ebullition , au sortir du moulin, on empächerait sa fermentation ulte-rieure; le principe fermentescible etant dejä detruit ä 00 ou 70°, on pour-rait le travailler plus tard en toute sdcurite. »
Les Cannes säches sont composees de :
Produits solubles dans l’eau. . 64,7 ^
Matieres solubles.35,3 j ’
La composition de la canne fraiche est exprimäe par :
D’apres M. Avequin, 1000 parties de Cannes d’Otai'ti, passees dans unmoulin de premiäre force, ont donne 560 de jus et 440 de bagasse , et1000 parties de canne ä rubans, passees dans le mäme moulin, ont fourni472 de jus et 528 de bagasse.
«Or, ajoute M. Avequin, 1000 kilog. de canne contiennent 907 kilog.de jus; donc la perte en jus, dans la pratique, est de 407, et equivaut äune perte en Sucre de 64,08. Un habitant qui fait annuellement 300 bou-cauts de sucre en obtiendrait 544, s’il pouvait extrairc tout le jus que lacanne renferme.
«11 est bien evident que cette partie si importante du travail colonial,Yextraction du jus, laisse beaucoup ä desirer; en admettant meme que letissu, ä la fois resistant et spongieux, de cette plante, empeche que l’ecra-sement par des moulins plus puissants encore que ceux qui sont usites, nefournisse un rendement supärieur ä celui qu’on obtient, on pourrait, sansdoute, diminuer la perte enorme qu’on subit, dans le Systeme actuel, enplongeant les bagasses, au sortir du moulin, dans de l’eau bouillante, pourles exprimer une seconde fois. Peut-Otre aussila dessiccation au soleil, puisles lavages methodiques, pourraient-ils Otre employäs sur ces bagassesdäjä dechirees et dessechees par l’ecrasement qu’elles ont eprouve unepremiere fois.