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Tome deuxième
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1'üßLICATiON INDUSTRIELLE.

N0T1CES INDUSTRIELLES.

SUCRE DE BETTERAVE.

PBOCEDE DE MACEBATION DE M. MATHIED DE DOMEASLE, A BOVILLE(l).

« Les betteraves etant debitees, au moyen dun coupe-racincs, en tran-ches minces , de 3 ä 4 millimetres depaisseur environ, sont regues dansdes poches en toile claire, puis portees dans une prcmiöre chaudiere,elles sont mises en contact avec une quantite deau ä peu pres dgale a leurpropre poids; la elles sont cuites ou amorlies ä la tcmperature de 100°,pendant un quart dheure au moins. On obtient ainsi un liquide dont ladensite est moitie moindre de celle du jus exprime directement de la bet-terave.

« Au moyen dune grue, on transporte les tranches de la premiöre chau-diere, dite d 'amortissement, dans le cuvier de maceration le plus voisin decette chaudiere; ce cuvier contient de leau froide. Dun autre cöte, onapportedans la chaudiere damortissementune deuxieme Charge de bette-raves decoupdes, et lon chauffe de nouveau, ainsi que toutes les fois quonintroduit une Charge de tranches fraiches.

« Aprds avoir fait macerer, pendant une demi-heure, les betteraves dansle cuvier n° 1, on les porte dans le cuvier suivant, dans lequel on a versedgalement une Charge deau froide. En mdme temps, on enleve la deuxiemeCharge de betteraves de la chaudiere damortissement pour les transportcrdans le premier cuvier de maceration ; les betteraves contenues dans cevase passent alors dans le cuvier n° 2, et celles du cuvier n 3 dans lecuvier n° 4.

«On procdde ainsi, en faisant ces virements successifs, dans six cuviersen bois doubles de cuivre mince, apres que la cuisson ou lamortissementa ete obtenu dans la premiere chaudiere, de teile sorte que les tranchesde betteraves sont successivement plongees dans des liquides moins richesque nest le jus quelles renferment, et ä la fin, dans de leau pure, qui lesepuise entierement de leur matiere sucree; dautres tranches plus richesvenant apres elles accroitre graduellement la densite du liquide des diversvases, on obtient ainsi dans chacun deux un liquide assez Charge de ma-tiere sucree pour quil soit defeque et livre aux operations ulterieures dela fabrication.

« A Roville, on a operd la defecation apres treize virements ou treize

(1) Extrail dune brochure publiee par M. de Dombasle et du rapport de M. Pdligot, sur les Con-cours relaüfs aux prix proposes par la Sociötd dEncouragement. Voir vue vol. de ce recueil lart.sur la fabrication et le ratlinage du Sucre .