PtJBLICATION INDUSTRIELLE.
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passages successifs dans les cuviers de maceration, sur des jus dont la den-sitd est ä tres-peu pres la me me que celle du jus de betteraves obtenudirectement par les presses.
« La defecation se fait dans la chaudiere dite d’amortissement. La quan-tite de chaux qu’on emploie a Roville varie de 500 ä 700 grammes par hec-tolitre de jus.
« Apres le repos du jus defeque, et lorsqu’il est limpide, il est traitecomme dans la fabrication ordinaire, c’est-a-dire qu’il est passe au noir,cuit, passe au noir une seconde fois, cuit ä 30° de l’areometre de Baume,passe au noir une troisieme fois, et enfin cuit au degre convcnable pourgrener rapidement dans le rafraichissoir.
« Les produits qu’on obtient ainsi sont de belle qualite.
« Quant ä leur proportion, dit M. Mathieu de Dombasle , les resultatssuivants ont ete conslnmment obtenus dans tous les travaux de la Cam-pagne 1840 a 1841, et en particulier dans des operations de plusieurs joursde fabrication oü les betteraves et les produits ont etd peses avec soin, etqui ont ete faites en presence de fabricants distingues et d’hommes eini-nents dans la Science :
1000 kilogrammes de betteraves, dont le jus exprime pese 7° 1/2 a l’areo-metre de Baume, produisent 130 a 135 kilogrammes de masse grenee,pesee avant la mise en purgation. Cette masse a produit constamment audelä de 80 kilog. de sucre de premier jet; et par la recuitc des sirops, onobtient encore plus de 20 kilogrammes de sucre de second jet; au total, enmoyenne 104 kilog. de Sucre brut, ou tres-peu moins de 10 1/2 pourcentdu poids des betteraves.
PROCßöE DE M. BOUCHER,
FABRICANT DE SUCRE A PANTIN , PRES PARIS .
Le procddö de ce fabricant a quelque analogie aveccelui de M. Malbieude Dombasle; il consiste ä faire macerer et ä epuiser, par l’eau fraiche, lapulpe de betteraves obtenue par la räpe. On a vu que, dans le procede deM. de Dombasle, cette maceration s’opere sur des tranches de betteravesamorties d’abord par l’action de l’eau bouillante.
M. Boucher met sa pulpe räpee dans des vases metalliques ou dia-phragmes dont le fond est perce de trous et qui se superposent les unssur les autres; il etablit ainsi quinze colonnes, chacune etant formee de sixdiaphragmes et chaque diaphragme contenant 15 kilogrammes de pulpe;au moyen d’un reservoir place au-dessus de ce Systeme d’appareils, il dis-tribue uniformement, sur la pulpe, environ 60 litres d’eau legerementsucree, provenant des pulpes precedemment lavees, et exprimees par lapresse. Le jus qu’il obtient par cette Operation est ensuite defeque.
Quant ä la pulpe qui a etd lavee une premiere fois, il la traite par
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