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PUBI.TCATION INDUSTRIELLE.
Ia möme planche, est de la dimension adoptee pour les appareils de 160 che-vaux, tel que celui qui dtd precedemment decrit dans ce Recueil. Avantde donnerla description de ces pompes, nous croyons qu'il ne sera passans int^röt de dire quelques mots du bei et grand atelier de constructionque M. Pauwels a fait etablir ä Paris , pour I’execution des machinesä vapeur de grande puissance, de terre et de mer, et celle des loco-motives.
Cet etablissement, dirige aujourd’hui parM. Boutevillain, s’estsucces-sivement acrru au point qu’il se met en premiere ligne avec ceux deMM.Cave, Cail et C ie ,Gouin, Schneider, etc. II esttraverse, danspresquetoute son etendue, par une voie de fer, sur laquelle on fait rouler des cha-riots qui transportent rapidement d’une extremitd ä l’autre les grosses piöcesa travailler ou terminöes. II est divise en plusieurs parties, savoir :
1° L’atelier des tours et machines-outils, dans lequel on remarque deforts tours paralleles, des machines ä percer et ä aleser verticalement,des machines ä mortaiser tres-puissantes, des machines ä raboter, dontune, construite ä l’atelier ineme. n’a pas moins de 10 metres de lon-gueur sur plus de 3 metres de largeur; dans cette macbine le porle-outils'est mobile et presente l’avantage de marcher dans toutes les positions pos-sibles; son bätis, etabli tres-solidement sur le bord d’une fosse profonde,permet de placer des pieces trös-hautes pour 6tre rabotees sur leur surfacesuperieure. On remarque aussi dans cet atelier une belle et solide machineä aleser verticalement les grands cylindres. Une machine ä vapeur de30 chevaux ä dütente variable, pouvant se regier pendant quelle fonc-tionne, sert ä faire marcher tous les outils. Les bancs d’ajusteurs sontranges latdralement de chaque cöte. Au-dessus de cet atelier se trouventla salle de dessin et celle des modeles.
2° L’atelier des forges qui sont en grand nombre, et dont l’une est accom-pagnee d’un fort martinet pour le forgeage des grosses piöces, telles queles arbres, les manivelles, les bielles et traverses des machines de la marine :M. Pauwels est sur le point d’etablircet atelier sur une plus grande echelleet d’y monter un second martinet.
3° L’atelier du montage de ces grandes machines. Cet atelier est assezgrand pour y recevoir ä la fois quatre appareils de 220 et möme de 450 che-vaux. 11 est desservi par deux grues mobiles, qui sont reellement remar-quables par Ieurs dispositions : elles reposent chacune, par le bas, sur unchemin de fer, et ä leur partie supdrieure elles sont munies de deux cha-riots, dont l’un permet de la faire marcher dans le sens de la longueur dubätiment, et l’autre marche dans une direction transversale. Cette disposi-tion, qui est due ä M. Pauwels, est d’autant plus heureuse, qu’elle permetde parcourir toute l’etendue de l’atelier, sans occasionner le moindre em-barras, et comme le mouvement des chariots peut s’effectuer du bas, parune communication qui est etablie ä la partie inferieure des grues, oncon^oit qu’elles sont d’un Service extrOmement commode et facile.