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l’UBLICATION INDUSTRIELLE.
servent ä Ies suspendre au balancier K, auquel elles s’assemblent de mömeAinsi en donnant ä celui-ci un mouvement alternatif, les bielles le commu-niquent ä leurs pistons, et comme par la disposition qu’on leur a donnee,elles conservent une assez grande longueur, elles ont par cela möme peud’obliquite dans le tirage, de Sorte que les pistons dejä bien guides dansleur corps de pompe, suivent une direction parfaitement verticale, sansforcer leur boite ä etoupes et sans s’ovaliser. Les tötes de ces bielles sontä fourche comme l’indique le detail fig. 6.
Le balancier K, est en fer forge, renfle ä son milieu, oü il est traversepar un fort boulon g , qui lui sert de point d’appui et de centre d’oscilla-tion; il est egalement renflö aux points d’attache des deux bielles pendantes,et vers les extremites; il se termine, ä chaque bout, par des tourillons surlesquels sont ajustees des douilles spheriques en fer h, auxquelles on adaptedes tringles verticales semblables ä celles quel’on voit, en partie, en L surle dessin (fig. 2). Ces tringles, qui sont aussi en fer forge, s’elevent jus-qu’au-dessus du pont du navire, oü elles se relient ä une brimbale quedes hommes mettent en mouvement.
Le fort boulon g, est ajuste dans deux parties elevöes qui surmontentlacloche ou rdcipient d’air M, avec lequel elles sont fondues. Celui-ci, d’uneforme cylindrique terminee par une hemisphöre, a sa base rectangulaireboulonnee sur la grande caisse A. Un tuyau de fonte N, vient s’assemblersur l’une de ses faces laterales, et s’eleve jusque sur le pont, soit pourlaver celui-ci, soit pour servir contre l’incendie.
On comprend maintenant qu’une teile pompe ainsi construite, doit 6tretres-utile, et on peut le dire, tout ä fait indispensable, dans les navires ävapeur.
Jeu de la pompe. — Si l’on a bien compris la disposition generale decette pompe, il n’est pas difiicile de concevoir le jeu des diverses partiesmobiles qui la composent. Que l’on suppose, par exemple, que le robinetdistributeur soit place comme l’indique le dessin (fig. 2), et que les pistonssoient en activite et dans la direction des fleches, il est evident que l’eaude la mer, venant par le tuyau adapte ä la tubulure H, et aspiree par lepiston ascendant T, suivra la marche de celui-ci, en faisant ouvrir le clapetinferieur b, tandis que le piston descendant I' refoulera toute celle qu’ilavait primitivement aspiröe, et qui est oblig6e de s’elever dans la caisse,en suivant la direction des fleches dessindes sur la droite, et en faisant ou-vrir le clapet supörieur c', pour de lä s’elever dans la cloche ou r^cipient Het redescendre ensuite dans la tubulure G, en traversant le robinet distri-buteur. Lorsqu’au contraire, les deux pistons changeront de direction, quele premier descendra pendant que le second remontera, les deux premiersclapets b et c' qui sont ouverts, se fermeront, et par suite les deux autresb' et c s’ouviront ä leur tour, et ainsi de suite. Il serait aussi facile decomprendre le resultat que l’on obtiendrait, si on changeait la direction durobinet distributeur.