PUBLICATION JNDUSTMELLE.
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DESCRIPTION DE LA POMPE D’EPUISEMEKT.
La pompe d’epuisement, d’une construction plus simple que la precö-dente, ne remplit pas, comme, celle-ci, autant de conditions. Son objet,comme nous l’avons dit, est principalement d’epuiser l’eau que pourraitfaire le navire. Celle dont nous donnons Je dessin est appliquee danstousIes appareils de 160 chevaux, construits pour la marine nationale. On lavoit representee, au cinquieme d’execution, en plan sur la fig. 7 de lapl. 24, et en coupe verticale (fig. 8) passant par le milieu du corps depompe et des soupapes, suivant la ligne 11-12.
Elle se compose d’une caisse prismatique en fonte 0, que I'on assujetitsur le fond du navire par des boulons ä öcrous. D'un cöte eile porte unetubulure m ä laquelle s’adapte le tuyau d’aspiration destine ä prendre l’eaude la cale; et de l’autre une tubulure semblable n, mais plus elevee quela premiöre, et ä laquelle s’assemble le tuyau qui s’eleve le long du vai-grage, jusque vers la ligne des baux du pont, pour amener l’eau surcelui-ci ou 1’envover ä la mer. Cette caisse porte aussi ä son milieu lecorps de pompe P, et de chaque cöte les Sieges des soupapes d’aspirationet de sortie.
Le corps de pompe est un cylindre en fonte, alöse interieurement etterminö par une base rectangulaire pour se fixer par quatre boulons sur lapartie superieure de la caisse. Dans son interieur se meut un piston enfonte Q, evide en gorge sur sa circonference, pour recevoir une tresse dechanvre qui en forme la garniture. Au fond de ce piston est aussi fixe, parun öcrou, un piton en fer o auquel s’agrafe la bielie en fer forge R, qui lesuspend ä Tun des balanciers de la machine ä vapeur, afin qu’il en regoivedirectement son mouvement.
Mais afin de pouvoir interrompre ce mouvement ä volonte, la partiesuperieure de la bielie est disposee de maniere qu’on puisse facilement ladecrocher du manneton p (fig. 9), qui la tient liee au balancier. A cet effet,l’encoche demi-circulaire dans laquelle se löge ce manneton, est couvertepar une bande möplate q en fer forge (fig. 10) qui, d’une part, est retenuepar une petite equerre en fer r, et de l’autre par une vis ä töte elliptiques.Une coulisse rectangulaire est pratiquee dans cette piece, afin qu’on puissela soulever verticalement sans retirer la vis ni l’öquerre. Or, lorsqu’elle estsoulevee, la bielie peut facilement se decrocher du manneton, par consö-quent le mouvement de la pompe est interrompu; pour la remettre enmarche, il suffit d’engager l’encoche de la bielie sur le manneton, et defaire redescendre immediatement la platine q.
Dans cette pompe on a disposö, pour fermer les ouvertures d’entree etde sortie, des soupapes coniques en cuivre t et t', toutes deux posant surdes siögesM et u 1 , egalement en cuivre, et fixes sur les cloisons horizon-tales intörieures qui sont venues de fonte avec la caisse 0. Pour guider et