PUBLICAT10N INDUSTRIELLE.
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conirne invcnteur; que son seul but avait etd d’agir en bon et intelligentadministrateur, en tirant de tout et partout le meilleur parti possible durnateriel confie ä ses soins, et y adaptant successivement les correetions etles ameliorations que le temps amenerait: ce qui ressort d’ailleurs de lateneur de son memoire möme.
Revenons maintenant aux causes d’economie.
Soins du mecanicien. — II en est de la machine locomotive comme detonte autre machine, comme de toute espfece d’outil : il se conserve etrend Service en raison des soins qu’on lui porte. Interesser le machiniste äla Conservation du rnateriel qui lui est confid, en le chargeant de I’entre-tenir, etsurtout de l’economie du combustible, en lui accordant une prime,c’dtait certainement un moyen de stimuler son attention et son intelli-gence, ä tirer tout le parti possible de sa machine. Aussi, faut-il voircomme ces hommes savent aujourd’hui regier toutes ces pieces, ne chargerleur feu que dans un moment opportun et avec rapiditö, pour eviter lerefroidissement du foyer; comme ils choisissent le bon moment pouralimenter d’eau la chaudiere; mais surtout comme ils fournissent leurlocomotive d’eau et de vapeur avant de partir et avant de gravir une rampede 3 ou 5 millimetres par metre, et comme ils savent economiser la vapeuren descendant une pente, et arriver ä la derniere Station avec le moins decoke possible dans le foyer.
Tous ces tours de mains avaient naturellement besoin d’ötre appris; ilsne sont pourtant pas si neufs qu’on pourrait le croire d’abord. On peut leslire, parfaitement detailles, dans le Manuel de MM. Flachat et Petiet (page135 jusqu’a 182); mais il y a certainement du merite ä les introduire et äles maintenir. Nous avons eu plus d’une fois l’occasion de remarquer com-bien M. Polonceau est familiarise avec ces manceuvres, et avec quellehabilete il les diri ge.
AjüSTEMENT PLUS CORRECT DES PIECES , ET PROPORTIONS PLUS CONVE-
nables dans les principales parties. — Toute machine qui sort de lamain du constructeur, demande une mise en train. Les mouvements ontbesoin d’ötre frayes: quelques parties se trouvent trop libres, d’autres pasassez; souvent il faut en retourner ou relimer quelques-unes : dans unenouvelle branche surtout, des fautes, des erreurs, peuvent se commettre.Toutefois, cela ne peut arriver que dans une premiere machine, et il seraitinjuste qu’une pareille cause attirät la moindre ddfaveur sur une nouvelleindustrie. Nous savons que M. Polonceau est d’accord avec nous sur cepoint.
Revetement. — Dans les premieres machines venues d’Angleterre, lachaudidre seule etait recouverte totalement d’une enveloppe de bois : laboite ä feu ne l’etait pas, ou en partie seulement; eile etait battue par levent et la pluie; la machine souflrait aussi de la chaleur rayonnante. Ceseflets etaient naturellement plus sensibles dans notre climat, plus froid enhiver et plus chaud en dte que celui de l’Angleterre.