Band 
Tome deuxième
Seite
317
JPEG-Download
 

PUBLICAT10N INDUSTRIELLE.

317

conirne invcnteur; que son seul but avait etd dagir en bon et intelligentadministrateur, en tirant de tout et partout le meilleur parti possible durnateriel confie ä ses soins, et y adaptant successivement les correetions etles ameliorations que le temps amenerait: ce qui ressort dailleurs de lateneur de son memoire möme.

Revenons maintenant aux causes deconomie.

Soins du mecanicien. II en est de la machine locomotive comme detonte autre machine, comme de toute espfece doutil : il se conserve etrend Service en raison des soins quon lui porte. Interesser le machiniste äla Conservation du rnateriel qui lui est confid, en le chargeant de Ientre-tenir, etsurtout de leconomie du combustible, en lui accordant une prime,cdtait certainement un moyen de stimuler son attention et son intelli-gence, ä tirer tout le parti possible de sa machine. Aussi, faut-il voircomme ces hommes savent aujourdhui regier toutes ces pieces, ne chargerleur feu que dans un moment opportun et avec rapiditö, pour eviter lerefroidissement du foyer; comme ils choisissent le bon moment pouralimenter deau la chaudiere; mais surtout comme ils fournissent leurlocomotive deau et de vapeur avant de partir et avant de gravir une rampede 3 ou 5 millimetres par metre, et comme ils savent economiser la vapeuren descendant une pente, et arriver ä la derniere Station avec le moins decoke possible dans le foyer.

Tous ces tours de mains avaient naturellement besoin dötre appris; ilsne sont pourtant pas si neufs quon pourrait le croire dabord. On peut leslire, parfaitement detailles, dans le Manuel de MM. Flachat et Petiet (page135 jusqua 182); mais il y a certainement du merite ä les introduire et äles maintenir. Nous avons eu plus dune fois loccasion de remarquer com-bien M. Polonceau est familiarise avec ces manceuvres, et avec quellehabilete il les diri ge.

AjüSTEMENT PLUS CORRECT DES PIECES , ET PROPORTIONS PLUS CONVE-

nables dans les principales parties. Toute machine qui sort de lamain du constructeur, demande une mise en train. Les mouvements ontbesoin dötre frayes: quelques parties se trouvent trop libres, dautres pasassez; souvent il faut en retourner ou relimer quelques-unes : dans unenouvelle branche surtout, des fautes, des erreurs, peuvent se commettre.Toutefois, cela ne peut arriver que dans une premiere machine, et il seraitinjuste quune pareille cause attirät la moindre ddfaveur sur une nouvelleindustrie. Nous savons que M. Polonceau est daccord avec nous sur cepoint.

Revetement. Dans les premieres machines venues dAngleterre, lachaudidre seule etait recouverte totalement dune enveloppe de bois : laboite ä feu ne letait pas, ou en partie seulement; eile etait battue par levent et la pluie; la machine souflrait aussi de la chaleur rayonnante. Ceseflets etaient naturellement plus sensibles dans notre climat, plus froid enhiver et plus chaud en dte que celui de lAngleterre.